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dimanche 18 février 2018

The mortal instruments, tome 4 : La cité des anges déchus

Autrice : Cassandra Clare
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 2013
Pages : 507

Résumé :
 
Clary est de retour à New York et la vie est belle : elle s'entraîne pour devenir une chasseuse d'ombres et elle peut enfin appeler Jace son petit ami.
Mais tout a un prix. Quand Jace commence à s'éloigner d'elle sans explication, elle se rend compte qu'elle a peut-être déclenché des évènements qui pourraient bien la conduire à la perte de tout ce qu'elle aime... Même Jace.

Mon avis :

J'ai attendu un bon moment avant de lire ce quatrième tome des aventures de Clary, en fait je me rends compte que j'ai lu le tome précédent il y a un an... Non pas que mon intérêt pour la série ait disparu, loin de là, mais je voulais y revenir "frais", après avoir lu les trois premiers opus en moins d'un an.

Et je pense avoir bien fait. Ce fut un véritable plaisir de retrouver tous ces personnages et ce monde extraordinaire de vampires, de loups-garous et autres fées. Je l'ai déjà dit auparavant, mais j'admire la façon qu'a Cassandra Clare de construire et développer cet univers. A chaque tome, nous en apprenons un peu plus sur ce monde et les règles qui le régissent et c'est un régal.

La cité des anges déchus va mettre en avant Simon, le meilleur ami de Clary. Personnage parfois effacé précédemment, j'ai apprécié le fait qu'il prenne de l'importance et soit développé. Devenu vampire, et pouvant se déplacer en pleine journée de surcroit, le jeune homme va attirer bien des convoitises et rencontrera de nouvelles difficultés. Jace quant à lui m'a un peu énervé par moment, à se lamenter ou à s'éloigner de Clary. Cette dernière passe au second plan dans cette aventure, et ce n'est pas un mal. C'est l'héroïne certes, mais il est bon de parfois laisser d'autres personnages sur le devant de la scène. Mais rassurez-vous, elle reste utile et ne fait pas de figuration.
 
Concernant l'intrigue, j'ai vu de ci de là des gens dire que c'était trop lent et donc moins bon. Oui c'est plus lent, l'autrice prend le temps d'installer sa nouvelle intrigue et les nouveaux personnages. Et j'ai beaucoup aimé cette approche ! Et cette lenteur n'empêche pas les retournements de situation et les surprises, que du contraire ! Attendez-vous à être surpris, jusqu'à la dernière ligne...
 
Oh, et Magnus Bane reste vraiment mon personnage préféré. Et sa relation avec Alec est adorable. Voilà qui est dit !
 
Ce quatrième opus de The Mortal Instruments est une nouvelle réussite, un presque coup de coeur qui a su confirmer mon amour pour la série. Et je suis ravi car je sais que j'ai encore quelques tomes de réserve avant d'en voir le bout. J'espère seulement que Pocket Jeunesse va aussi éditer en format papier The Magnus Bane Chronicles et Tales of the Shadowhunter Academy, qui manquent cruellement à leur catalogue.

lundi 12 février 2018

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens

Autrice : Becky Albertalli
Editeur : Le livre de poche
Parution : 12 avril 2017
Pages : 315

Résumé :

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)

Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

Mon avis :
J'ai beaucoup entendu parler de ce livre, même en dehors de la blogosphère, et à l'approche du film, je me suis enfin décidé à découvrir ce qui fait de Moi, Simon un livre aussi incontournable.

L'histoire nous plonge dans le quotidien de Simon, secrètement gay, qui vit une vie d'adolescent ordinaire. Il entretient une correspondance électronique avec Blue, un garçon dont il sait peu de choses mais qui commence petit à petit à le rendre accro. Mais suite à une maladresse, Simon devra se soumettre au chantage de Martin, qui est amoureux d'Abby, une amie proche de notre héros, sans quoi son homosexualité sera dévoilée à l'ensemble des élèves du bahut...

Becky Albertalli aborde le sujet de l'homosexualité de façon très simple et juste, elle ne tombe pas dans certains clichés faciles et nous présente une situation très actuelle : le coming out et ses conséquences. Nous le savons, les gens ne réagissent pas toujours de la même manière et il arrive malheureusement que ces réactions soient négatives, voire néfastes pour la personne concernée. Du haut de ses seize ans, Simon va se découvrir et affronter ses craintes. Un chemin qui sera parfois difficile, mais Simon est un personnage positif, déterminé et plein d'humour, et surtout il est entouré d'une belle bande d'amis.

Bien que l'intrigue soit assez prévisible, elle reste accrocheuse, surtout concernant l'identité de Blue, dont on apprend des choses au compte-goutte. Comme Simon, nous essayons de découvrir son identité avec les maigres indices dont nous disposons et je dois dire que j'ai beaucoup aimé leurs échanges d'e-mails. 

Moi, Simon est un roman à mettre entre toutes les mains, notamment d'adolescents, auquel il parlera au travers de son protagoniste et de sa quête de soi. Il nous offre un beau message de tolérance et de respect, tout en nous faisant sourire avec son aventure toute tendre et ses personnages hauts en couleurs.