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jeudi 18 octobre 2018

Le chant de l'océan

Autrice : Erika Boyer
Editeur : Auto édition
Parution : 21 octobre 2018
Pages : 258
      
Résumé :
      
La relation de Stecy et Lucas souffre de leur passé respectif et si leurs sentiments les poussent irrémédiablement l’un vers l’autre, leurs vieux démons continuent de ronger le lien fragile qui les unit.

Sur le papier, leur couple n’a aucun avenir, mais en réalité, leur amour est une évidence et ils sont prêts à tout pour être ensemble.

Face à cet océan qu’ils chérissent tant, celui-là même qui rythme leur vie, ils feront tout leur possible pour être heureux ensemble. Mais cela sera-t-il suffisant ? Pourront-ils vaincre leurs ennemis en sachant que ces derniers se cachent à l’intérieur d’eux-mêmes ?
        
  
Mon avis :
    
Il y a peu, Erika Boyer a créé un comité de lecture, La constellation de la plume, dont j'ai la chance de faire partie, afin de partager en avant-première ses écrits (entre autre choses). J'ai donc pu lire en avance son dernier roman qui est un spin-off de "Le langage des fleurs" dont je vous ai parlé en janvier dernier.
Dans cette histoire, nous revenons à Lacanau (qui ne cesse de me faire rêver) en compagnie des personnages rencontrés dans le précédent ouvrage. Cette fois, Erika s'attarde sur la vie de Stecy et de Lucas, épris l'un de l'autre mais freinés par leur passé douloureux. Je sais, mon résumé est assez court, mais il serait malheureux de spoiler l'intrigue, et éventuellement le premier livre si vous ne l'avez pas encore lu (mais qu'attendez-vous ?).



Ce n'est plus un secret, depuis que j'ai découvert sa plume, je ne cesse d'être charmé par le talent d'Erika et ça se confirme de nouveau ici. En quelques pages, elle parvient à nous happer dans son univers et nous présente des personnages hautement humains, fissurés et blessés, mais qui trouvent le chemin vers cette petite étincelle qui fait briller l'espoir, voire simplement la vie. Les thèmes abordés sont intéressants et importants, comme la dépression. Un sujet qu'Erika ne traite pas avec légèreté ni condescendance, l'autrice a bien compris les dangers de cette maladie, qu'il ne faut pas sous-estimer et qui se mettra entre Stecy et Lucas et leurs tentatives d'entente. Un autre point que j'ai apprécié, c'est le traitement de l'antagoniste (que je vais éviter de spoiler), qui n'est pas dépeint comme unidimensionnel, juste méchant pour être méchant, mais tout aussi humain, avec ses propres cicatrices, et finalement pas aussi mauvais qu'on serait amené à le croire. Que ça fait du bien de voir ça ! J'ai vu un peu trop souvent ce schéma de l'antagoniste qui agit contre les héros "parce que et tais-toi !", qui est assez lassant.

Le chant de l'océan est une nouvelle réussite. Erika m'a de nouveau fait vibrer dans une romance magnifique et tellement humaine, dans un cadre enchanteur et une histoire prenante ! Moi, je dis juste "vivement son prochain roman !!".

dimanche 5 août 2018

Tout en nuances, tome 1 : Hyacinthe

Autrice : Erika Boyer
Editeur : Auto édité
Parution : 8 avril 2018
Pages : 271
      
Résumé :
      
Hyacinthe ne supporte pas de voir son reflet dans le miroir. Il vit loin de tout, isolé, reclus ; il se cache du regard des autres et consacre son existence à son art. Il n’entretient même plus l’espoir d’être un jour aimé.

Pourtant, quand Elea entre dans sa vie, il ne peut s’empêcher d’aspirer au bonheur. Ses regards sont des caresses, ses gestes des mots doux et l’artiste en vient à croire qu’il pourrait avoir un avenir différent de celui qu’il s’était toujours imaginé.

Peut-il être homme et non plus abomination à travers les yeux de cette femme ? Mieux, peut-il l’être à travers ses propres yeux ?

- Inspirés des plus grandes divinités gréco-romaines, les personnages de la saga Tout en nuances vous emmèneront dans un univers où la diversité est le maître-mot. -

        
Mon avis :
    
Salut, les pandas. Je vous retrouve aujourd'hui pour vous parler du quatrième roman d'Erika Boyer. Si vous ne le savez pas, Erika est une autrice que j'apprécie beaucoup, autant par rapport à son travail mais aussi à la personne elle-même, et c'est avec une certaine impatience que j'attendais son prochain ouvrage.

Hyacinthe est un homme aux nombreuses cicatrices, dont une qui le défigure, l'affectant fortement, l'amenant à se considérer comme un monstre et à fuir le moindre miroir. De ce fait, il s'est isolé pour mieux pratiquer son art, son métier, créateur de bijoux renommé, et n'accepte que la visite d'une paire d'amis. Il rend également visite à ses mères adoptives, un couple tout aussi charmant que complémentaire. La seule présence constante en sa demeure est celle de son chien, Légende, un teckel bâtard doté d'une prothèse et qui a, lui aussi, un passé chargé (et qui m'a presque fait pleurer, le bougre !). Cette vie convient à cet acharné de travail, qui peine un peu à compléter ses commandes. Son amie Alexa lui envoie donc Eléa pour le seconder, malgré ses réticences. Cette jeune femme saura-t-elle passer outre les apparences et rendre à cet homme le goût de la vie ?

Erika démontre dans ce roman son talent à parler des gens blessés par la vie, ces gens loin d'être parfaits, abimés, fragilisés avec une justesse incroyable. J'ai été fortement touché par Hyacinthe et son histoire, mais aussi son rejet de sa propre image et son envie de s'isoler de tout le monde. Eléa m'a beaucoup plu également, je l'ai trouvée positive et pleine de vie, elle symbolise si bien le vent, qui vient apporter un peu de fraicheur dans le monde enflammé de Hyacinthe.

Vous vous en doutez, la relation qui va naître ne se limitera pas qu'au travail et commence alors une fort jolie romance. Mais résistera-t-elle aux barrières érigées par Hyacinthe ? Eléa parviendra-t-elle à illuminer sa vie ? 

Cette histoire aborde quelques thèmes, notamment au travers de ses personnages secondaires, mais l'un de ces thèmes m'a intéressé et je trouve qu'on ne le voit pas assez en littérature contemporaine : l'amour qui passe au-delà de la beauté physique. On voit souvent des romances entre des personnages tout beaux tout propres, des idéaux parfois irréels, qui n'ont que des défauts sommaires, et même si ça permet de faire rêver, au bout d'un moment ça devient répétitif. Ce roman offre enfin ce petit soupçon d'originalité que j'aime trouver dans un livre et qui le sublime, à mes yeux. Ajoutez à ça la plume exceptionnelle d'Erika et vous avez là une excellente lecture.

Hyacinthe est le premier tome d'une série, qui reviendra sur d'autres personnages qui sont apparus dans ce livre. J'avoue que j'aimerais en savoir plus sur les mères adoptives de Hyacinthe. En tout cas, je suivrai la série avec plaisir et j'ai déjà hâte d'avoir entre les mains le prochain ouvrage d'Erika. 

dimanche 15 avril 2018

Sous le même ciel

Autrice : Erika Boyer
Editeur : Autoédité
Parution : 22 novembre 2017
Pages : 343

Résumé :

Alejandro n’a eu d’autre choix que de suivre ses parents qui ont décidé de quitter l’Espagne pour s’installer en France. Taciturne et introverti, il a peur de ne pas réussir à trouver sa place dans ce nouvel environnement et s’inquiète que ses différences l’empêchent de se faire des amis.

Mais ses craintes se meurent lorsqu’il rencontre son voisin, Hugo. Jovial et chaleureux, ce dernier aime l’accent hispanique du garçon d’en face, tout autant que son prénom et ses étonnants cheveux longs. Alors, aussi vite que le permet l’innocence de leur jeune âge, les deux enfants se lient d’amitié.

Sous le ciel de la Ville d’Hiver, Alejandro et Hugo deviendront des hommes. Ils découvriront l’amitié et l’amour, et embrasseront la vie pour en comprendre le véritable sens.


Mon avis :

Erika Boyer est une autrice qui m'avait déjà enchanté avec ses romans Pardon et Le langage des fleurs. C'est avec joie que j'ai commencé à lire son troisème ouvrage, au titre bien intriguant.

Je l'ai terminé la nuit dernière à presque quatre heures du matin, et en larmes. Erika maîtrise les mots et parvient, en quelques phrases, à nous faire ressentir mille émotions, ou parfois une, principale, mais incroyablement forte. Chacun de ses livres m'a secoué, mais celui-ci m'a bouleversé. Erika a également l'art de surprendre son lectorat et elle aborde également des sujets difficiles, parfois tabous, mais importants dans ses romans. Je ne mentionnerai pas le plus important d'entre eux car cela gâcherait un élément-clé de l'intrigue.

L'histoire entre Alejandro (Alex) et Hugo est magnifique. Nous assistons à la naissance de leur liaison, un amour pur et sublime, au fil des années. Les deux hommes grandissent sous nos yeux, ils étudient, ils exercent un métier, ils adoptent un chien, mais surtout, ils s'aiment, ils se découvrent, ils vivent. Vous l'aurez compris, nous sommes dans une romance M/M, qui ne tombe heureusement pas dans les gros clichés du genre. Sous le même ciel est bien plus que ça, c'est une romance entraînante et tragique. Parce qu'après un certain évènement important, toutes nos certitudes sont chamboulées et il est presque impossible de refermer ce livre sans en avoir lu la dernière ligne (et c'est ce qui m'est arrivé)...

Sous le même ciel est une nouvelle réussite pour l'autrice, et c'est un coup de coeur pour ma part. Ce livre ne laissera personne de marbre et ravira les adeptes de belles romances. J'ajouterai aussi qu'Erika est, pour moi, la preuve que les livres autoédités (qui ont parfois mauvaise presse) peuvent nous proposer des aventures aussi merveilleuses que les livres édités de façon traditionnelle et il serait regrettable de passer à coté des romans de cette autrice.


samedi 20 janvier 2018

Le langage des fleurs

Autrice : Erika Boyer
Editeur : Auto édité
Parution : 21 juin 2017
Pages : 424

Résumé :

Rose est dans une relation amoureuse qui ne la satisfait pas mais à laquelle elle ne parvient pas à mettre un terme. Elle supporte le comportement souvent abusif de son petit ami et se concentre sur ce qui a de l'importance pour elle, à savoir, la boutique qu'elle a héritée de son père. Mais le beau Ethan va venir mettre son coeur à l'envers et chambouler le faible équilibre de sa vie.

Rose se laissera-t-elle cueillir par ce bel inconnu tatoué au charme indéniable ? Arrivera-t-elle enfin à se libérer de cette relation sans amour qui la lie à un homme dont elle pense être redevable ?

Une chose est sûre, l’été s’annonce plein de promesses et les mystérieuses livraisons de fleurs dont la jeune femme est gratifiée seront aussi surprenantes que réconfortantes.
 
Mon avis :
 
Je vous avais déjà parlé de l'autrice Erika Boyer quand j'ai lu son premier livre "Pardon" l'année dernière. Un livre qui ne m'avait pas laissé indifférent, une histoire profonde et prenante. Je dois avouer qu'avoir l'occasion de lire un de ses nouveaux ouvrages était très tentante.

"Le langage des fleurs" nous place dans un tout autre contexte, à Lacanau, un lieu que je ne connais pas mais qui m'a fait rêver tout au long des pages. Nous y rencontrons Rose qui tient une boutique qu'elle a hérité de son père. Aidée par son amie Stecy durant les vacances d'été, la jeune fille mène sa barque, même si son petit ami ne semble pas des plus recommandables et qui ne lui convient pas. L'arrivée d'Ethan, frère de Stecy, va lever un nouveau souffle dans la vie de notre héroïne. Que signifient les tatouages qui parsèment le corps de ce bel homme ? Et lui, parviendra-t-il à ne pas se piquer aux épines de la belle Rose ?

L'écriture d'Erika ne cesse de me surprendre. Je la trouvais déjà belle dans son ouvrage précédent, mais je la trouve sublimée ici, plus mature, plus aboutie mais sans perdre de sa poésie. Elle parvient à embarquer un néophyte en romance littéraire tel que moi dans son récit, difficile à lâcher. De plus, Erika est parvenue à me surprendre, chose rare et qui mérite d'être signalée ! Une certaine révélation m'a véritablement pris au dépourvu, et j'ai dù résister à la tentation de lire tout le reste d'un trait, pour faire durer le plaisir.

Les personnages d'Erika sont l'une des forces de ce roman. Crédibles et attachants, ils réussissent à nous plonger dans leur univers au bout de quelques lignes. La narration est partagée entre le point de vue de Rose et celui d'Ethan, nous permettant de plonger davantage dans leur histoire, nous offrant également une meilleure compréhension des événements. 

Erika signe ici une nouvelle histoire fascinante, torturée mais profonde et douce. Je ne peux que recommander ses livres, tellement j'ai été pris dedans.

jeudi 21 septembre 2017

Throwback Thursday #49 : Une histoire d'amour


Bienvenue, chers panda, pour ce nouvel épisode du Throwback Thursday, le rendez-vous hebdomadaire lancé par la charmante BettieRose et qui nous permet de revenir sur des lectures passées, sur un thème donné.


Cette fois-ci, nous parlons d'amour. Le thème est assez large, et j'ai envie de reparler d'un roman atypique. J'entends par là qu'il parle d'un amour dont, en général, les gens ne parlent pas, ou dont ils ne veulent pas parler : l'amour entre un frère et une sœur. Quoi de mieux alors que le roman Pardon d'Erika Boyer ?

Voici ce que j'en disais dans ma chronique :

J'ai aimé l'écriture d'Erika, qui est belle, simple et claire. Erika parvient à nous conter ici une histoire qui, au départ, peut faire lever un sourcil, sans tomber dans l'apologie de l'inceste ou démoniser cet acte. L'auteure trouve une voix juste, qui nous montre cette situation mais surtout, les conséquences qu'elle apporte sur l'entourage de Will : dégoût, acceptation, questionnement, troubles et j'en passe. Et le personnage de Will n'en reste pas là, car son amour interdit le fait passer par différents stades, tels que la haine de soi, et ce garçon ne sera pas au bout de ses surprises, car en plus, Erika aime placer des cliffhangers et faire bouger son scénario !
Pardon nous présente donc une romance peu usuelle, tabou mais traitée avec beaucoup de réflexion et de justesse. Que l'on accepte ou non ce genre de relation, ce roman nous offre, simplement, une belle histoire sans prêchi-prêcha. Je pense sincèrement qu'Erika Boyer a le potentiel pour nous emporter dans de belles histoires et j'espère pouvoir lire d'autres de ses écrits.  

Voilà donc un roman que je ne peux que conseiller si vous n'avez rien contre les amours inhabituels et que vous recherchez avant tout une histoire tendre, belle et écrite par une autrice talentueuse et très sympathique.


mercredi 25 janvier 2017

Pardon

Auteure : Erika Boyer
Editeur : Auto édité
Parution : 8 novembre 2016
Pages : 238

Résumé :

Tandis que le monde évolue et que la jeunesse fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit qu’avant, il reste tout de même des sujets dont il ne faut pas parler, des tabous qui ne sont pas prêts à être brisés. Mais quand l’inceste cache un amour inconditionnel, que deux âmes ont simplement eu la malchance de ne pas naître dans les bons corps, n’est-il pas envisageable d’accepter l’inacceptable ?

Will ne prendra pas le risque, il préférera partir à 600 km de sa soeur plutôt que de potentiellement l’entraîner dans sa déchéance. Reste à savoir si « loin des yeux, loin du coeur » est une réalité ou bien un proverbe menteur, et si Sarah acceptera de perdre son frère dans ce sacrifice amoureux.

« Je ne veux pas tourner la page. J’aime ce livre dont nous sommes les héros. »


Mon avis :

J'ai reçu ce roman dans le cadre d'un partenariat avec Livraddict et l'auteure, que je remercie pour l'envoi et la dédicace.

Voici un livre auto-édité dont j'ai pas mal entendu parler sur Twitter, et quand j'ai vu que Livraddict le proposait en partenariat, et après avoir lu le résumé, j'ai postulé.

L'histoire nous est racontée du point de vue de Will, qui nous confie dès le début un secret peu habituel mais surtout très tabou : il est amoureux de sa soeur Sarah. Comme l'auteur l'explique au début, l'inceste, s'il est consenti, n'est pas illégal, mais reste assez mal vu par la société. Et Will le sait. C'est pourquoi il s'en va, son baccalauréat en poche, s'installer à Bordeaux pour poursuivre ses études et surtout, s'éloigner de sa soeur, son fantasme. Sur place, il sera accueilli par son propriétaire Achir et ses deux enfants, qui le traiteront comme l'un des leurs. Will se fera également de nouveaux amis, mais tout ce beau monde ne l'empêchera pas de penser à Sarah...

J'ai aimé l'écriture d'Erika, qui est belle, simple et claire. Je vais juste titiller : il subsistait quelques fautes d'orthographes, mais assez peu. (genre une dizaine sur tout le livre, rien de dramatique) Erika parvient à nous conter ici une histoire qui, au départ, peut faire lever un sourcil, sans tomber dans l'apologie de l'inceste ou démoniser cet acte. L'auteure trouve une voix juste, qui nous montre cette situation mais surtout, les conséquences qu'elle apporte sur l'entourage de Will : dégoût, acceptation, questionnement, troubles et j'en passe. Et le personnage de Will n'en reste pas là, car son amour interdit le fait passer par différents stades, tels que la haine de soi, et ce garçon ne sera pas au bout de ses surprises, car en plus, Erika aime placer des cliffhangers et faire bouger son scénario !

Pardon nous présente donc une romance peu usuelle, tabou mais traitée avec beaucoup de réflexion et de justesse. Que l'on accepte ou non ce genre de relation, ce roman nous offre, simplement, une belle histoire sans prêchi-prêcha. Je pense sincèrement qu'Erika Boyer a le potentiel pour nous emporter dans de belles histoires et j'espère pouvoir lire d'autres de ses écrits.