Autrice : Agnès Martin-Lugand
Editeur : Michel Lafon
Parution : 23 avril 2015
Pages : 315
Résumé :
Depuis un an que Diane est rentrée d'Irlande, elle a tourné la page sur
son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie
à Paris. Avec l'aide de Félix, elle s'est lancée à corps perdu dans la
reprise en main de son café littéraire.
Mon avis :
Agnès Martin-Lugand fait partie de ces écrivains que je découvre après tout le monde et dont je lis les ouvrages dans le désordre. En juin dernier, j'avais dévoré son premier roman, Les gens heureux lisent et boivent du café, lors d'un voyage à la côte belge et j'avais été conquis. Je savais qu'une suite à ce roman existait mais j'avais un peu peur de m'y attaquer, les suites ont souvent mauvaise réputation. Mais à l'approche de la sortie du cinquième roman de l'autrice, j'ai eu envie de me mettre à jour.
Nous retrouvons donc Diane, revenue depuis un an d'Irlande. Elle a repris sa vie parisienne et son café littéraire avec l'aide de son ami Félix. Elle fait alors la rencontre d'Olivier, un homme doux et compréhensif, avec qui elle commencera une relation qui l'aide petit à petit à avancer, même si quelques séquelles dues au décès de son mari et de sa fille persistent. Un soir, Olivier, voulant lui faire une surprise, l'emmène voir une exposition de photographies. Mais l'auteur de ces clichés se révèle être Edward, l'homme avec qui elle a vécu une histoire des plus tumultueuses en Irlande. De plus, Abby, qui l'a hébergée là-bas, voit sa santé pérécliter...
J'ai à nouveau passé un excellent moment avec Diane. D'abord avec l'ambiance de son café littéraire, dans lequel je rêve d'aller boire un chocolat chaud. Mais j'ai aussi apprécié de la retrouver, la comprendre à nouveau, découvrir sa nouvelle vie mais aussi ses angoisses et l'accompagner, au fil des pages, dans sa nouvelle évolution. Diane reste un personnage touchant et attendrissant, même si je n'étais pas d'accord avec tous ses choix.
Le thème du deuil est toujours présent, avec les épreuves qu'il implique, et surtout ses souffrances. Mais au-delà de ces aspects, il y a surtout une aventure et une avancée pour certains personnages. Agnès en parle de façon juste, sans froufrous et sans condescendance. On peut reprocher une certaine prévisibilité à cette suite, mais au final c'est un cheminement assez logique par rapport au premier roman. La fin m'a fait sourire, j'étais content du cheminement effectué par Diane, même si j'ai espéré, disons, une fin alternative, que je ne détaillerai pas pour ne pas vous spoiler. Cette suite n'était pas nécessaire, la fin du premier tome suffisait amplement, mais je ne regrette aucunement ma lecture.
Une fois de plus, Agnès Martin-Lugand a su m'accrocher dans son récit, j'ai dévoré ce livre en assez peu de temps, il m'a fait penser, réfléchir, il m'a fait rire et m'a aussi donné les larmes aux yeux. Je suis décidément impatient de retrouver sa plume dans son prochain roman J'ai toujours cette musique dans la tête.
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samedi 25 février 2017
mercredi 29 juin 2016
Les gens heureux lisent et boivent du café
Auteur : Agnès Martin-Lugand
Editeur : Pocket
Parution : Mai 2014
Pages : 186
EAN-13 : 9782266243537
Résumé :
« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
Mon avis :
Je suis parti hier me perdre sur la plage d'Ostende, sur un coup de tête. Envie d'évasion, d'évacuer certaines tensions, de découvrir un endroit que je n'avais pas encore visité, et surtout de voir la mer. Mais pour le trajet en train, il me fallait de la lecture car avec 2h20 de route (par voyage), j'avais le temps. Mon choix s'est porté sur le premier livre d'Agnès Martin-Lugand, qui m'avait séduit avec Désolée, je suis attendue il y a quelques semaines.
Le livre commence très fort, avec le décès du mari et de la fille de Diane dans un accident de la route. Un véritable drame pour Diane, qui s'éteint, perd l'envie de vivre et se reclut dans son appartement. Coupée du monde, elle n'accepte, parfois à contrecœur, que la visite de son ami Félix, grand fêtard et amoureux des rencontres d'un soir. Celui-ci l'aide dans son ménage et désespère de rallumer un jour la flamme de son amie. Même la gestion de son café littéraire, Les gens heureux lisent et boivent du café, ne l'intéresse plus et c'est Félix qui s'en charge, avec peu de succès. C'est après que son ami lui ait cassé les pieds avec l'idée d'un voyage pour la requinquer que Diane se décide à se retirer quelques temps en Irlande, une destination qu'a toujours voulu visiter son défunt mari. Une fois sur place, elle loue une maisonnette près de la plage sans se douter que son voisin, Edward, va la faire passer par un éventail large d'émotions...
Je dois dire que ce roman est bouleversant. Rien qu'au premier chapitre, j'avais la larme à l'oeil, tant l'auteur réussit à faire passer les émotions vécues par son personnage principal. J'ai été de suite happé dans l'histoire, les pages se tournant sans arrêt avec cette envie de suivre Diane, d'assister à son réveil et de découvrir en même temps qu'elle les nouveaux événements qui surgissent dans sa vie, parfois sans crier gare. Le style d'Agnès est d'une fluidité exemplaire, sans temps mort. Elle nous livre ici une histoire forte et poignante aux travers des yeux d'une femme dont la vie a été brisée et qu'elle s'efforce, non sans peine, de reconstruire.
Diane se verra donc entourée de plusieurs personnes rencontrées en Irlande. Il y a Abby et Jack, les sympathiques propriétaires du logement de Diane, qui lui offrent un peu de cette chaleur humaine dont elle a besoin. Mais il y a surtout Edward, leur neveu et voisin de notre protagoniste, un photographe aigri et assez désagréable au premier abord. Celui-ci rendra Diane complètement chèvre, avec son sale caractère bourru et les secrets qui l'entourent. Viendra ensuite la soeur de celui-ci, Judith, qui étonne de par le contraste qu'elle offre par rapport à son frère. Une galerie de personnages hauts en couleurs qui vont secouer Diane, mais pas toujours comme on l'espérerait.
Ce roman est une réussite. Je me suis quand même attendu à une fin clichée, dans le style de P.S. I love you (le film, je n'ai pas encore lu le livre) et j'ai été ravi d'être surpris, l'auteur nous évitant quelque chose de trop attendu. Diane est un personnage authentique, avec ses défauts et ses qualités. On pleure avec elle, on rit avec elle. Je suis impatient de la retrouver dans la suite La vie est facile, ne t'inquiète pas.
Editeur : Pocket
Parution : Mai 2014
Pages : 186
EAN-13 : 9782266243537
Résumé :
« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
Mon avis :
Je suis parti hier me perdre sur la plage d'Ostende, sur un coup de tête. Envie d'évasion, d'évacuer certaines tensions, de découvrir un endroit que je n'avais pas encore visité, et surtout de voir la mer. Mais pour le trajet en train, il me fallait de la lecture car avec 2h20 de route (par voyage), j'avais le temps. Mon choix s'est porté sur le premier livre d'Agnès Martin-Lugand, qui m'avait séduit avec Désolée, je suis attendue il y a quelques semaines.
Le livre commence très fort, avec le décès du mari et de la fille de Diane dans un accident de la route. Un véritable drame pour Diane, qui s'éteint, perd l'envie de vivre et se reclut dans son appartement. Coupée du monde, elle n'accepte, parfois à contrecœur, que la visite de son ami Félix, grand fêtard et amoureux des rencontres d'un soir. Celui-ci l'aide dans son ménage et désespère de rallumer un jour la flamme de son amie. Même la gestion de son café littéraire, Les gens heureux lisent et boivent du café, ne l'intéresse plus et c'est Félix qui s'en charge, avec peu de succès. C'est après que son ami lui ait cassé les pieds avec l'idée d'un voyage pour la requinquer que Diane se décide à se retirer quelques temps en Irlande, une destination qu'a toujours voulu visiter son défunt mari. Une fois sur place, elle loue une maisonnette près de la plage sans se douter que son voisin, Edward, va la faire passer par un éventail large d'émotions...
Je dois dire que ce roman est bouleversant. Rien qu'au premier chapitre, j'avais la larme à l'oeil, tant l'auteur réussit à faire passer les émotions vécues par son personnage principal. J'ai été de suite happé dans l'histoire, les pages se tournant sans arrêt avec cette envie de suivre Diane, d'assister à son réveil et de découvrir en même temps qu'elle les nouveaux événements qui surgissent dans sa vie, parfois sans crier gare. Le style d'Agnès est d'une fluidité exemplaire, sans temps mort. Elle nous livre ici une histoire forte et poignante aux travers des yeux d'une femme dont la vie a été brisée et qu'elle s'efforce, non sans peine, de reconstruire.
Diane se verra donc entourée de plusieurs personnes rencontrées en Irlande. Il y a Abby et Jack, les sympathiques propriétaires du logement de Diane, qui lui offrent un peu de cette chaleur humaine dont elle a besoin. Mais il y a surtout Edward, leur neveu et voisin de notre protagoniste, un photographe aigri et assez désagréable au premier abord. Celui-ci rendra Diane complètement chèvre, avec son sale caractère bourru et les secrets qui l'entourent. Viendra ensuite la soeur de celui-ci, Judith, qui étonne de par le contraste qu'elle offre par rapport à son frère. Une galerie de personnages hauts en couleurs qui vont secouer Diane, mais pas toujours comme on l'espérerait.
Ce roman est une réussite. Je me suis quand même attendu à une fin clichée, dans le style de P.S. I love you (le film, je n'ai pas encore lu le livre) et j'ai été ravi d'être surpris, l'auteur nous évitant quelque chose de trop attendu. Diane est un personnage authentique, avec ses défauts et ses qualités. On pleure avec elle, on rit avec elle. Je suis impatient de la retrouver dans la suite La vie est facile, ne t'inquiète pas.
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