mercredi 15 juin 2016

Swap dystopie avec BenHash


Il y a quelques mois, un nouveau swap a été initialisé, cette fois par MadeInFrance, portant sur le genre dystopie.

"Dystoquoi ?", me diront certains. Voici une petite explication :

Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une dystopie, petite explication : une dystopie ou contre-utopie est une histoire mettant en scène une société imaginaire dans laquelle on ne voudrait pas vivre, car le bonheur y est banni. C'est un futur apocalyptique. Exemple de livres dystopiques : Hunger Games, Divergente, La 5ème Vague, Battle Royale, etc.
Ce type de lecture est très à la mode depuis quelques années et beaucoup de livres et films sont sortis sur ce sujet, pour notre plus grand bonheur.


Notre colis devait contenir les éléments suivants :

- 2 livres de la wish-list
- 1 DVD
- 1 marque-pages
- des gourmandises (à boire et à manger)
- une surprise (papeterie, figurine, beauté, cuisine, etc.etc.)
- une lettre ou carte


Pour l'occasion, j'ai été mis en binôme avec BenHash avec qui j'ai eu le plaisir de papoter tout au long de la préparation de cet échange. Et c'est aujourd'hui que le facteur m'a apporté son paquet, donc autant en partager le contenu avec vous.

Tout d'abord, ouvrons la boite.

Une bonne odeur en ressort, ma curiosité s'éveille, ne tardons plus !

Commençons par les livres.

BenHash a visé juste. En effet, ça fait un bail que je lorgne sur Le passage, que je vois fréquemment à la Fnac du coin, j'en entends énormément de bien et j'en avais très envie. J'ai même failli l'acheter il y a une dizaine de jours mais je me suis ravisé, et j'ai bien fait ! Pour La route, j'admets que je ne le connaissais pas, mais le résumé au dos, et ce que BenHash m'en dit sur sa jolie lettre, me donnent une énorme envie de le lire : références à la mythologie, survie, un monde ravagé, je suis comblé !

Deux superbes marque-pages, l'un avec d'amusants moutons (de l'Atelier de Sophie Boitel), l'autre avec un beau dragon (réalisé par la talentueuse Mandyne), vont s'ajouter à ma collection. Inutile de dire que je les adore :)

Vient ensuite le DVD de Divergente, que je n'ai encore ni vu ni lu, mais une fois mes lectures de juin terminées, j'attaque cette saga car j'avoue avoir bien envie de la découvrir.

BenHash a choisi comme surprise un porte-clef panda, un excellent choix pour moi qui collectionne les porte-clefs et qui, si vous ne l'aviez pas encore remarqué, adore les pandas.

Enfin, les gourmandises. J'adore les Skittles et ça fait un bon moment que je n'en avais pas mangé. L'heure est venue de m'y remettre ! A coté, une boite de "financiers", une spécialité française à base d'amandes, réalisée par Laëti Délices, qui porte très bien son nom car j'en ai goûté et ils sont divins !! Ils ne survivront pas longtemps, je peux vous le dire ;)

Voilà donc le résultat d'un bel échange, BenHash a eu le nez fin pour me proposer de belles choses. C'est simple, j'adore tout, et au diable la sagesse, ces financiers sont trop bons ^^

Un énorme merci, Benoîte, ton colis m'a énormément fait plaisir et j'espère que le mien sera à la hauteur. A très bientôt !

Edit : Voici l'article de BenHash avec le colis que je lui ai envoyé.








samedi 11 juin 2016

Miss Dumplin

Auteur : Julie Murphy
Editeur : Michel Lafon
Parution : 4 mai 2016
Pages : 376
EAN-13  : 9782749928180

Résumé :

 Willowdean est ronde, et alors ? Pas besoin d'être super slim pour s'assumer. Jusqu'au jour où elle rencontre Bo, qui porte un peu trop bien son nom, et ne tarde pas à lui voler un baiser. Mais peut-il vraiment l'aimer ? On lui a tellement dit que les filles comme elle ne sont que des seconds rôles.
Un seul moyen de retrouver confiance en elle : faire la chose la plus inimaginable qui soit... s'inscrire au concours de beauté local présidé par sa propre mère, ex-miss au corps filiforme. Entraînant dans son sillage tout un groupe de candidates hors normes, Will va prouver au monde, et surtout à elle-même, qu'elle aussi a sa place sous les projecteurs.


Mon avis :

Je remercie les éditions Michel Lafon et Livraddict pour leur confiance et l'envoi de ce livre dans le cadre du partenariat.

Willowdean est une jeune fille ronde mais qui s'assume. Surnommée "Boulette" (Dumplin) par sa mère, la jeune fille s'est forgée une volonté de fer et ne laisse personne ébrécher sa confiance, sa carapace. Avec son amie de toujours, Ellen, au corps de véritable lauréate de concours de beauté, elle vit sa vie, entre son boulot chez Harpy's, ses études et les disques de la chanteuse Dolly Parton dont elle partageait la passion avec Lucy, sa tante décédée depuis quelques mois.
La routine commence à changer lorsque Will remarque Bo, qui travaille aux cuisine du fast food. Le jeune homme ne la laisse pas indifférente, et il semble qu'elle-même produit un effet chez lui, à sa grande surprise. Will commence à douter : comment un garçon aussi beau peut-il tomber amoureux d'une fille comme elle, avec ses bourrelets ? Les moqueries vont fuser, a-t-elle envie de lui infliger ça ?  C'est là que notre héroïne va prendre une décision inattendue : participer au concours de beauté local, présidé justement par sa mère ! Et lorsqu'elle se dispute avec Ellen, Will se voit entourée d'un petit groupe de filles aussi atypiques qu'elle, qui vont l'accompagner au concours et y participer.

L'auteur aborde un sujet délicat : l'obésité et l'acceptation de soi à l'adolescence. Et elle réussit son coup ! C'est au travers des efforts de Will et de ses amies que la beauté du roman ressort et que le message passe. Willowdean nous le fait notamment comprendre lorsqu'elle nous dit qu'il est faux de devoir mériter de porter un maillot de bain. Vous en avez un ? Portez-le. Simplement.
Je pense pouvoir dire que pas mal de lectrices et même de lecteurs vont se reconnaitre dans ce roman, tant certaines situations et certaines paroles sont le reflet de ce qu'on peut voir et entendre au quotidien, surtout pour les personnes au physique atypique. Mais ce livre fait du bien, il rend confiance, il nous donne un message positif : acceptez votre corps.
L'auteur aborde aussi le sujet du deuil et des conséquences sur ceux qui restent au travers du décès de la tante Lucy, victime d'une attaque quelques mois plus tôt. Atteinte d'une forte obésité, la tante de Will vivait recluse dans la maison commune, où elle vivait avec sa soeur et Will, sa nièce. Le passé de Lucy sera une source d'inspiration pour la jeune fille tout au long du récit, de même que sa passion pour Dolly.

Je me suis pas mal attaché à Will. Etant en surpoids depuis l'enfance, j'ai eu, contrairement à elle, beaucoup de mal à m'accepter durant mon adolescence et ces années-là furent difficiles. Comme dans le livre, le regard des gens est parfois cruel, les messes-basses ne sont pas discrètes et certaines amitiés sont fragiles et ne tiennent qu'à un fil, surtout lorsqu'il y a des différences. Sans parler de l'amour où, comme je le disais un peu plus tôt, on se demande si l'autre va réellement accepter les formes et ce qui va avec. Et notre Will va passer par ces étapes, elle va se poser des questions et, forcément, va gaffer. Et bien sûr, elle croisera sur sa route une sale peste nommée Callie (qu'est-ce que j'avais envie de la gifler !!) qui ne tardera pas à lâcher son ignoble venin dès qu'elle en aura l'occasion.

Attention, ne pensez surtout pas que nous avons ici un livre qui fait la morale, ou qui propose 1001 astuces pour s'accepter : c'est simplement le récit des aventures d'une adolescente, et ce sont ces aventures qui vont en inspirer plus d'un/une au travers d'une histoire magnifique et très bien écrite.

Miss Dumplin est un livre touchant et qui parlera à beaucoup de personnes. Willowdean, malgré ses quelques maladresses, est un personnage qui inspire, un bon exemple de confiance en soi.

Je termine avec une citation de Will :

Parfois, pour comprendre qui on est, il faut se considérer comme une mosaïque d'expériences, un ensemble de facettes différentes. Je suis Boulette. Et Will. Et Willowdean. Je suis grosse. Je suis heureuse. Je suis complexée. Je suis courageuse.

mardi 7 juin 2016

The Mortal Instruments, tome 1 : La Cité des Ténèbres

Auteur : Cassandra Clare
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 2008
Pages : 571
EAN-13  : 9782266244299

Résumé :

 Clary n'en croit pas ses yeux. Elle vient de voir le plus beau garçon de la soirée commettre un meurtre. Et détail terrifiant: le corps de la victime a disparu d'un seul coup!
Mais le pire reste à venir...Sa mère a été kidnappée par d'étranges créatures et l'appartement complètement dévasté.

Sans le savoir, Clary a pénétré dans une guerre invisible entre d'antiques forces démoniaques et la société secrète des chasseurs d'ombres... Une guerre dans laquelle elle a un rôle fatal à jouer.


Mon avis :

Que voilà encore une série dont j'ai énormément entendu parler sur Booktube ! Alors j'avoue, j'ai regardé le premier épisode de la série sur Netflix, mais comment dire... je ne l'ai pas vraiment apprécié et j'en suis resté là. Et pourtant, j'ai pris les bouquins, car il arrive assez souvent que le livre soit meilleur que son adaptation.

Hé bien encore une fois, c'est le cas : j'ai pas mal aimé ma lecture.

Nous suivons donc la jeune Clarissa, ou plutôt Clary, qui se rend un beau soir au Pandémonium avec son ami de toujours, Simon. Elle ne tarde pas à remarquer d'étranges personnes qu'elle suit dans la ruelle derrière et quelle n'est pas sa surprise de voir l'une de ces personnes, un beau garçon, tuer un autre qui, étrangement, disparait. Cerise sur le gâteau, personne d'autre ne les voit, pas même Simon. Ensuite, un monstre saccage l'appartement dans lequel elle vit avec sa mère, et celle-ci se fait kidnapper ! Les individus bizarres refont leur apparition et Clary doit à présent cohabiter avec eux. Ils se présentent comme Jace, Alec et sa soeur Isabelle, qui vivent sous la tutelle de Hodge, un homme mystérieux. Ces gens sont en fait des Chasseurs d'Ombres (Shadowhunters), des êtres destinés à protéger les plus faibles des créatures de l'ombre. Dans leurs combats, ces combattants utilisent la magie des runes, qui apparaissent sur leur corps tels des tatouages. Et c'est sans parler des autres créatures fantastiques cachées aux yeux des humains qui peuplent les rues de notre monde, dissimulés par des charmes, tels que des vampires et autres loups-garous. Clary va avoir fort à faire et beaucoup à apprendre, surtout qu'une ancienne menace connue sous le nom de Valentin refait surface...

J'ai beaucoup apprécié la plume de Cassandra Clare que j'ai trouvée fluide et agréable, malgré quelques petits couacs dans la traduction française. L'univers qu'elle développe me semble riche, avec ces créatures que nous connaissons pourtant bien, et qui nous paraissent classiques. Mais je sens (et souhaite) qu'elle va étoffer tout ça et nous offrir quelque chose de riche et de passionnant.

Question rythme, nous n'avons guère le temps de nous ennuyer. Cassandra développe son intrigue sans discontinuer, avec tantôt des scènes d'action intenses, tantôt des scènes plus posées mais riches de révélations. Toutes ces informations arrivent parfois en masse et il faut s'accrocher, mais le jeu en vaut la chandelle ! Les destins sont mêlés, liés, jusqu'à la fin, et je dois dire qu'elle a réussi à me surprendre plus d'une fois.

Les personnages sont eux aussi très agréables à suivre. Clary se révèle être le personnage auquel nous nous identifions le plus, car la pauvre est aussi perdue que nous en débarquant dans cet univers inconnu et qui possède ses règles et ses propres méthodes de fonctionnement. Jace donne au début cette impression du beau gosse tombeur au début, mais sous cette couche se cache une certaine souffrance due à la perte de ses proches, une sous-intrigue qui se développe au fil des pages. Pas d'affolement, il est doté d'un grand sens de l'humour qui fait que, finalement, on s'y attache aussi. Alec et Isabelle ne sont pas en reste, de même que Simon, embarqué un peu malgré lui.

Je n'ai au final presque rien à lui reprocher, juste un ou deux passages lents, mais le reste du livre m'a séduit et j'en redemande. Et c'est bien, car j'ai justement tous les tomes dans ma PAL. Il me tarde déjà de retrouver cette joyeuse bande de personnages. Cassandra Clare, vous m'avez convaincu !

jeudi 2 juin 2016

Elia, la passeuse d'âmes, tome 1

Auteur : Marie Vareille
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : 4 mai 2016
Pages : 317
EAN-13  : 9782266264440

Résumé :

“Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”
Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l'aider à s’échapper, alors même qu'elle avait ordre de l'exécuter. Accusée de trahison, Elia s'enfuit...


Mon avis :

Voici encore un livre dont j'ai pas mal entendu parler sur Twitter bien avant sa sortie. Essentiellement sur le compte de l'éditeur, et il faut dire qu'ils arrivent de plus en plus à me tenter, avec leurs séries.  En plus, le résumé m'a fait envie, et j'avoue que j'adore aussi les héroïnes aux cheveux flamboyants.

Nous sommes ici dans un monde dystopique, le monde de Tasma. Après une longue guerre, les survivants ont créé une nouvelle société où les gens sont séparés en trois castes : les Kornésiens, au sommet ; les Askaris pour le secteur du commerce et, tout en bas de l'échelle, les Nosobas. Ce monde prône également les valeurs de la Communauté, au mépris de l'individualisme qui est plutôt mal vu : ainsi, si vous êtes solitaire, vous êtes vu comme un égoïste qui pourrait présenter des risques de révolte et vous risquez les pires ennuis.
Mais qu'en est-il d'Elia, me direz-vous ? Hé bien notre jeune héroïne est une Kornésienne, qui vit donc dans le confort, et sa fonction est Passeuse d'Âmes. Ainsi, lorsqu'une personne devient inutile à la société (vieillesse, handicap...) ou est considérée comme dangereuse, elle passe par les mains d'un passeur, qui l'euthanasie. Et un jour arrive entre ses mains un Nosoba, qu'elle ne peut se résoudre à tuer et elle le laisse partir en tentant de dissimuler ce fait. Son action est cependant découverte, et avec l'aide de son père, elle se retrouve sur le territoire des Nosobas où elle va devoir changer ses habitudes de vie pour de nouvelles, assez rudes, et où elle va devoir dissimuler une particularité physique très rare qui pourrait lui valoir des ennuis, à savoir la couleur de ses cheveux...

Je dois dire que cette dystopie est très bien construite et crédible. La différence entre les castes, surtout les Kornésiens et les Nosobas est palpable. Là où les uns vivent dans le luxe et mangent à leur faim, les autres doivent suer sang et eau toute la journée pour un salaire de misère qui ne leur permet pas toujours de se remplir l'estomac, au fond des mines de Phosnium, le minerai qui alimente la cité. Les ouvriers sont souvent contraints de se booster à la Redmoon, une drogue rouge qui amplifie leurs capacités mais qui a des effets néfastes sur leur corps.
Une véritable dictature, qui proscrit toute pensée individuelle et qui a même supprimé son département de recherche, trouvant que leur technologie n'a plus besoin de progresser. Leurs lois se basent sur le Livre d'Hubohn dont la citation principale est "La liberté, autrement appelée individualisme, est un poison source d’angoisse, de solitude et de chaos. Elle n’est qu’un concept théorique inaccessible, l’illusion d’une civilisation arriérée qui a causé sa propre perte. Pour le bonheur collectif et pour éviter la reproduction des erreurs passées, la suprématie de la Communauté sur l’individu doit être absolue et irrévocable"... ce qui en dit long.

Elia se révèle tout au long de l'histoire. D'abord une simple adolescente qui fait son travail tout en rêvant de devenir médecin, elle va devoir fuir et se retrouvera en terrain inconnu, sans aucune notion de la vraie vie des Nosobis. Elle sera prise en charge par Tim, Solstan et Arhia, qui lui trouveront un travail, un logement et surtout, une amitié dont elle a bien besoin pour surmonter les épreuves auxquelles elle doit faire face. D'un tempérament généreux, Elia se dévouera pour venir en aide aux malades et aux blessés, ayant pu observer les médecins lors de sa vie de Kornésienne. Pour couronner le tout, certaines personnes pensent qu'elle est l'élue d'une prophétie ! Elle se retrouve donc avec beaucoup de choses à gérer.

La plume de Marie Vareille est fluide et hautement addictive, les pages se tournent avec appétit et chaque chapitre apporte sa dose de révélation et de nouveauté. Le parcours d'Elia est savamment orchestré, elle fait plusieurs rencontres, toutes plus ou moins utiles, et sa progression est un véritable plaisir à suivre.

Un premier tome fantastique et accrocheur, avec une héroïne pleine de ressources. J'ai hâte de lire la suite !

Pour finir, je me suis fait plaisir et ai croqué Elia dans mon carnet, avec quelques marqueurs.




lundi 30 mai 2016

I.R.L.

Auteur : Agnès Marot
Editeur : Gulf Stream
Parution : 7 avril 2016
Pages : 442
EAN-13  : 9782354884154

Résumé :

 Chloé Blanche a grandi à Life City. Comme tous ses habitants, elle ignore qu'ils sont filmés en permanence. Elle ignore qu'ils sont un divertissement pour des milliers et des milliers de foyers. Elle ignore qu'ils sont les personnages de Play Your Life, l'émission qui fait fureur hors de Life City, IRL. Elle ignore surtout à quel point ils sont manipulés. Lorsqu'elle rencontre Hilmi, le nouveau à la peau caramel, elle tombe immédiatement amoureuse. Mais ceux qui tirent les ficelles ne le lui destinent pas. C'est ainsi qu'elle découvre la nature de tous ceux qui vivent à Life City : les personnages d'un immense jeu vidéo

Mon opinion :

Ce roman nous place dans un futur pas si lointain. En effet, le récit s'étend entre 2088 et 2089, avec une alternance entre ces deux années pour nous donner une vision globale des événements. Notre héroïne se nomme Chloé Blanche et avec sa mère à Life City. Sa vie, bien que d'aspect normale, n'est pas des plus joyeuses, la jeune fille accumulant les coups de poisse et les mauvais jeux du destin. Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'elle est un personnage de Play Your Life, et que sa vie ainsi que celle de tous les habitants de sa ville est dictée par des données et des joueurs vivant dans le monde réel. C'est en se rapprochant du beau Hilmi qu'elle commencera à voir les caméras, qui lui demeuraient invisibles jusqu'ici, et qu'elle prendra conscience de la vérité sur son existence, et de ce qu'il se trame derrière.
Aidée de Link, elle parviendra à sortir du jeu et se verra dotée d'un corps humain réel. Mais cet acte n'est que le premier d'une série qui amènera la révolte IRL mais aussi dans le jeu...

Ce roman d'anticipation, mêlé de tons geek et d'une goutte de romance, est très original et prenant. Déjà, l'idée des personnages de jeux-vidéos qui ont une conscience hors des parties mais aussi des sentiments est excellente et forte, et nous offre des moments intenses et parfois poignants. Le lecteur se prend vite au jeu (sans jeu de mot, héhé) et ne manquera pas de s'attacher à Chloé. Celle-ci, malgré les obstacles, devient un personnage fort, qui a le désir de se battre pour ses idéaux, même si elle gaffera au fil de l'aventure.
Elle devient même, quelque part, un symbole pour la recherche de liberté et la prise de conscience de soi. Son parcours ne manque pas non plus de susciter chez nous réflexion et interrogations sur ce qui sépare le réel du virtuel, ce qui fait d'un être un humain, mais aussi les dangers de la dépendance à être hyper connecté et les dérives et manipulations de la télé-réalité. La mère et son enfant qui suivent à l'écran l'intervention en direct de Chloé illustre bien cette prise de conscience chez les personnages du roman.

Puissant et passionnant, I.R.L. nous entraîne dans un véritable tourbillon de sentiments et de réflexions, qui fait qu'on y pense encore une fois le livre terminé. Une petite merveille à lire absolument.


mercredi 25 mai 2016

Oh la vache !

Auteur : David Duchovny
Editeur : Grasset
Parution : 13 janvier 2016
Pages : 202
EAN-13  : 9782246857433

Résumé :

Vous connaissez Emma Bovary ? Voici sa cousine américaine, une adorable petite vache au destin tout aussi romanesque. Pour Elsie Bovary, le bonheur a toujours été dans le pré – jusqu’au jour où elle comprend qu’elle est vouée à finir en steak haché. Flanquée de deux complices, Shlomo le cochon converti au judaïsme et Tom le dindon qui voulait voir Istanbul, Elsie, déterminée à éviter l’abattoir, se lance dans un rocambolesque projet de Grande Évasion.

Mon avis :

L'été dernier, j'avais lu avec beaucoup de plaisir Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steak haché de David Safier. Quelques mois passent et je tombe sur le résumé de Oh la vache ! de David Duchovny, qui me semblait fort similaire à l'autre livre. Je me dis, pourquoi pas ?

L'histoire nous est contée par Elsie, la vache héroïne de ce roman, car elle tient absolument à partager son aventure, sous les bons conseils de son éditrice. Il y a deux ans, la vie d'Elsie se résumait à sa routine de bovin : Peu de mouvements, manger, bavarder, lécher des pierres et les traites. Vient le jour où, attirée par les lumières de la ferme, Elsie observe la famille de fermier qui regardent un reportage sur les abattoirs. La révélation est là : les hommes mangent les vaches ! Choquée, bouleversée, notre amie la vache devient amère envers l'espère humaine mais au détour d'une autre séance d'observation télévisuelle, elle apprend que les vaches sont vénérées en Inde et décide de tout faire pour s'y rendre. Mais comment faire lorsqu'on est une vache sans le sou, vous me direz ? Hé bien, Elsie s'associe avec Jerry, renommé Shalom, le cochon juif qui rêve de se rendre en Israël, et Tom le dindon, qui désire aller en Turquie (jeu de mot sur "Turkey" qui signifie à la fois Turquie et dinde). Le trio s'échappe alors et leur périple commence.

Ce roman est doté de pas mal d'humour et de nombreuses références, ainsi que quelques clins d'oeil. David Duchovny fait aussi de nombreux jeux de mots sur les animaux de la ferme, ce qui est sympathique, même si certains sont attendus.

Doté d'à peine 200 pages et des poussières, l'histoire met du temps à démarrer, la fuite de nos trois comparses n'arrivant qu'après la première moitié du livre, ce qui a laissé peu de développement que ce soit pour les personnages et les événements. C'est assez regrettable, car à coté de ça, David Safier a proposé plus de contenu et de développement avec 366 pages.
Du coup, les personnages m'ont semblé quelque peu creux. Je trouve aussi que l'univers de ce bouquin est peu crédible : un coup les animaux sont juste des animaux classiques, un coup ils se font passer assez aisément pour des humains (le cochon parvient même à se faire "opérer" à un certain endroit de son anatomie par un rabbin), ce qui m'a un peu dérangé. Les références religieuses sont nombreuses aussi, et j'avais l'impression que l'auteur tentait de faire passer de façon forcée un message voire une morale grosse comme une maison. Je veux dire, j'ai pris ce livre pour lire le voyage d'une vache, pas pour me prendre une leçon sur les religions... Et c'est sans parler de la fin, où la seule phrase qui m'est venue à l'esprit fut "tout ça pour ça ?".

Je ne peux pas dire grand chose d'autre. Je ressors assez déçu de cette lecture, qui aurait mérité une bonne centaine de pages de plus pour se développer, et un peu moins de théologie. David Duchovny a voulu faire une fable des temps modernes, les ingrédients sont là mais mal cuisinés. Si vous voulez lire une histoire avec une vache qui voyage, je vous conseille nettement le livre de David Safier, plus satisfaisant.

mardi 24 mai 2016

Memorex

Auteur : Cindy Van Wilder
Editeur : Gulf Stream
Parution : 6 mai 2016
Pages : 403
EAN-13  : 9782354883324

Synopsis :

2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l'île familiale. Un an qu'Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s'est muré dans une indifférence qui la fait souffrir. Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l'île : c'est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancoeurs que Réha ressasse depuis un an. Au coeur de l'énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.

Mon avis :

Depuis que j'ai découvert l'univers de Booktube, j'ai entendu parler maintes fois de Cindy Van Wilder et de sa saga Les Outrepasseurs. Curieux, comme vous le savez maintenant, je suis allé la suivre sur Twitter et au fil des messages, et des quelques échanges sympathiques avec elle, bah je me suis empressé d'acquérir sa trilogie. Et puis boum ! Elle sort un one-shot tout récemment. Avec une jolie couverture et une dominance de vert sur le livre et le bord des pages. N'ayant pas encore entamé sa trilogie mais ayant quand même très envie de découvrir sa plume, je le mets dans ma PAL immédiate (comprenez "les livres que je dois lire bientôt") et donc, son tour est venu.

Nous sommes donc en 2022, dans un monde qui n'est pas si différent du nôtre. Réha est notre héroïne et il s'avère que sa mère est décédée l'année précédente lors d'un attentat qui visait sa société nommée Breathe, une boite qui soutient l'art contemporain et engagé ainsi qu'une grande liberté artistique. Depuis, la vie de Réha se révèle plus sombre et elle perd le lien profond qu'elle entretenait avec son jumeau Aïki, qui l'évite à présent. Réha peut quand même sur le soutien de sa meilleure amie Isle, avec qui elle passe le plus clair de son temps. Puis arrivent les vacances de Thanksgiving, et Réha se rend sur Star Island, l'île privée de la famille, avec son jumeau et sa petite amie Holly. Sur place, la tension monte, et les secrets vont se dévoiler...

L'intrigue ne tarde pas à s'installer et tourne autour de Memorex, la société de Kassa (le père des jumeaux) qui travaille sur la mémoire. Vous l'aurez deviné, ce sujet est exploité tout au long du récit et je dois dire que Cindy le fait de façon passionnante. Star Island devient alors le décor d'un huis-clos comme je les adore, à la fois mystérieux, oppressant, où la vérité, qu'elle soit belle ou horrible, éclate au grand jour au fil des pages et où nous autres lecteurs peinons à décrocher du livre. Réha est une héroïne fantastique, à laquelle on s'attache très vite. Elle fera de nombreuses découvertes sur elle-même et sur son entourage, et je peux dire sans spoiler que sa vie va changer...

Memorex est un thriller qui prend aux tripes, qu'on refuse de lâcher tant on veut savoir, tant chaque chapitre a le don de nous happer de par ses révélations et ses mystères. Tout au long de l'aventure, les questions fusent dans l'esprit du lecteur, celui-ci ne connaissant pas de répit car emmené par un rythme haletant. Comme je le disais, je découvre grâce à ce livre la plume de Cindy et je suis conquis par son talent.

Gros coup de coeur pour ce roman, que je ne tarderai pas à recommander à mes proches. Thriller addictif, Memorex est une belle surprise addictive et pleine de rebondissements, qui ne manque pas d'éveiller chez nous de multiples questions. Foncez !