Autrice : Tui T. Sutherland
Editeur : Gallimard jeunesse
Parution : 3 septembre 2015
Pages : 416
Résumé :
En pénétrant dans la luxuriante forêt multicolore du Royaume de Pluie,
les Dragonnets du Destin espéraient trouver un répit - les lieux ont la
réputation d'être pacifiques autant que splendides. Mais rien ne se
passe comme prévu : menace d'une mystérieuse créature, disparition de
dragons... Gloria décide de passer à l'action. Accompagnée de ses amis,
elle s'enfonce dans la jungle... et se retrouve en plein territoire
ennemi !
Mon avis :
Je me rends compte que ça fait plus d'un an que j'ai lu le tome 2 de cette série. Je pense que je n'ai pas vu le temps passer, et surtout qu'à chaque fois j'ai reporté la lecture de ce tome 3. Pourtant, la série me plait, avec un monde fantasy sympathique et plein de dragons. J'ai donc décidé de réparer cette lacune. (Vous pouvez retrouver mon avis sur le tome 1 et le tome 2 en cliquant sur les liens correspondants.)
Le périple des Dragonnets du Destin se poursuit et notre petit groupe se retrouve dans le Royaume de Pluie, terre des Ailes de Pluie, ces dragons réputés pour leur faiblesse et leur grande paresse. Sur place, ils rencontrent la reine des Ailes de Pluie... ou plutôt l'une d'elles, les reines se succédant au tour à tour parmi une sélection de dragonnes. Gloria, originaire de ce peuple à l'origine, se rend compte des lacunes de son éducation et cherche à comprendre ce qu'il lui manque pour devenir une "vraie" Aile de Pluie, tout en étant rebutée par leurs coutumes, à commencer par le dressage d'un... paresseux comme animal de compagnie ! Ajoutons à cela une série de morts et de disparitions qui n'inquiète nullement la souveraine en place et il n'en faut pas plus pour que Gloria se lance dans une nouvelle aventure avec ses amis.
J'avais peur, après plus d'un an, de ne pas m'y retrouver dans l'histoire... hé bien c'est tout le contraire qui s'est passé : en quelques pages, l'autrice nous ramène en Pyrrhia et nous fait une brève piqûre de rappel sur les événements précédents. Elle nous embarque assez rapidement dans cette nouvelle aventure, qui se révèle tout aussi prenante que les autres. Ce fut donc un plaisir de retrouver cette troupe de jeunes dragons (en particulier Comète, qui reste décidément mon favori) et de les voir évoluer au fil des pages. Gloria est l'héroïne de ce tome et m'a permis de mieux la comprendre et la cerner, car j'avais un peu de mal précédemment.
Un autre point que j'ai apprécié dans ce troisième opus, c'est que contrairement au tome 2, les personnages ne se cantonnent pas à un lieu général et explorent un peu les terres du Royaume de Pluie, nous offrant par ailleurs un aperçu du territoire qui sera, je pense, exploité dans le tome 4.
Question histoire, elle suit son bonhomme (devrais-je dire dragonnet ?) de chemin, il y a quelques surprises et révélations et j'avoue qu'elle m'a plu dans l'ensemble, malgré l'un ou l'autre cliché et une ou deux facilités. Mais elle plaira très certainement aux plus jeunes, qui représentent, après tout, le public visé.
Les Royaumes de Feu continue à nous donner envie de suivre cette troupe de jeunes dragons qui découvrent un monde en guerre et luttent pour y apporter la paix. Cette série conserve sa place dans ma bibliothèque et promis, je mettrai moins de temps entre cette lecture et celle du tome 4.
lundi 6 mars 2017
mercredi 1 mars 2017
Quelqu'un à qui parler
Auteur : Cyril Massarotto
Editeur : XO Editions
Parution : 9 février 2017
Pages : 269
Résumé :
Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu'il n'a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. Tiens, et s'il appelait ? À sa grande surprise, quelqu'un décroche. Et pas n'importe qui : c'est à lui-même, âgé de dix ans, qu'il est en train de parler ! Mais que dire à l'enfant que l'on était vingt-cinq ans plus tôt ? Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s'interroger : l'enfant que j'étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l'adulte que je suis aujourd'hui ? Ne l'ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !
Mon avis :
Ce livre m'a beaucoup parlé. Déjà, je me sens assez proche de son héros, Samuel, célibataire endurci de 35 ans (j'en ai 34, ne chipotons pas) qui vit dans une routine presque ennuyeuse, voit peu de monde et a abandonné ses rêves d'enfant. L'aventure commence suite à son anniversaire raté, fêté seul, et où l'idée farfelue de composer le numéro de téléphone de sa maison d'enfance. La surprise est grande lorsqu'une voix lui répond, la sienne, d'il y a 25 ans.
Nous avons ici une histoire belle et touchante, qui traite de la solitude de façon juste mais aussi, et surtout, de l'innocence de l'enfance face à la réalité du monde des adultes. Au fil des pages et des appels téléphoniques entre Sam et son double du passé, il apprend à ouvrir les yeux sur son présent et ce qu'il a perdu, à bien des niveaux. Pourquoi n'écrit-il plus de roman ? Pourquoi ne fait-il pas un pas vers Li-Na, sa nouvelle collègue asiatique dont il est tombé amoureux ? Pourquoi ne redeviendrait-il pas quelque peu insouciant ?
J'ai aussi aimé la logique sur le voyage dans le temps développé dans ce livre, logique que je ne révèlerai pas mais qui a fait mouche dans mon esprit, car je me disais qu'avec ce miracle téléphonique, notre héros pourrait bien créer des paradoxes. Cyril Massarotto a su anticiper ce genre de question de façon efficace.
Véritable ode au bonheur et à l'humanisme, Quelqu'un à qui parler est un roman magnifique qui fait réfléchir sur sa propre existence et, un peu comme un livre de développement personnel, permet de positiver et donne cette envie de progresser et, pourquoi pas, de changer. J'en suis ressorti le sourire aux lèvres en tout cas.
Editeur : XO Editions
Parution : 9 février 2017
Pages : 269
Résumé :
Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu'il n'a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. Tiens, et s'il appelait ? À sa grande surprise, quelqu'un décroche. Et pas n'importe qui : c'est à lui-même, âgé de dix ans, qu'il est en train de parler ! Mais que dire à l'enfant que l'on était vingt-cinq ans plus tôt ? Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s'interroger : l'enfant que j'étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l'adulte que je suis aujourd'hui ? Ne l'ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !
Mon avis :
J'ai lu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec Livraddict et XO Editions et je les remercie chaleureusement pour cet envoi.
Ce livre m'a beaucoup parlé. Déjà, je me sens assez proche de son héros, Samuel, célibataire endurci de 35 ans (j'en ai 34, ne chipotons pas) qui vit dans une routine presque ennuyeuse, voit peu de monde et a abandonné ses rêves d'enfant. L'aventure commence suite à son anniversaire raté, fêté seul, et où l'idée farfelue de composer le numéro de téléphone de sa maison d'enfance. La surprise est grande lorsqu'une voix lui répond, la sienne, d'il y a 25 ans.
Nous avons ici une histoire belle et touchante, qui traite de la solitude de façon juste mais aussi, et surtout, de l'innocence de l'enfance face à la réalité du monde des adultes. Au fil des pages et des appels téléphoniques entre Sam et son double du passé, il apprend à ouvrir les yeux sur son présent et ce qu'il a perdu, à bien des niveaux. Pourquoi n'écrit-il plus de roman ? Pourquoi ne fait-il pas un pas vers Li-Na, sa nouvelle collègue asiatique dont il est tombé amoureux ? Pourquoi ne redeviendrait-il pas quelque peu insouciant ?
J'ai aussi aimé la logique sur le voyage dans le temps développé dans ce livre, logique que je ne révèlerai pas mais qui a fait mouche dans mon esprit, car je me disais qu'avec ce miracle téléphonique, notre héros pourrait bien créer des paradoxes. Cyril Massarotto a su anticiper ce genre de question de façon efficace.
Véritable ode au bonheur et à l'humanisme, Quelqu'un à qui parler est un roman magnifique qui fait réfléchir sur sa propre existence et, un peu comme un livre de développement personnel, permet de positiver et donne cette envie de progresser et, pourquoi pas, de changer. J'en suis ressorti le sourire aux lèvres en tout cas.
samedi 25 février 2017
La vie est facile, ne t'inquiète pas
Autrice : Agnès Martin-Lugand
Editeur : Michel Lafon
Parution : 23 avril 2015
Pages : 315
Résumé :
Depuis un an que Diane est rentrée d'Irlande, elle a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l'aide de Félix, elle s'est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire.
Mon avis :
Agnès Martin-Lugand fait partie de ces écrivains que je découvre après tout le monde et dont je lis les ouvrages dans le désordre. En juin dernier, j'avais dévoré son premier roman, Les gens heureux lisent et boivent du café, lors d'un voyage à la côte belge et j'avais été conquis. Je savais qu'une suite à ce roman existait mais j'avais un peu peur de m'y attaquer, les suites ont souvent mauvaise réputation. Mais à l'approche de la sortie du cinquième roman de l'autrice, j'ai eu envie de me mettre à jour.
Nous retrouvons donc Diane, revenue depuis un an d'Irlande. Elle a repris sa vie parisienne et son café littéraire avec l'aide de son ami Félix. Elle fait alors la rencontre d'Olivier, un homme doux et compréhensif, avec qui elle commencera une relation qui l'aide petit à petit à avancer, même si quelques séquelles dues au décès de son mari et de sa fille persistent. Un soir, Olivier, voulant lui faire une surprise, l'emmène voir une exposition de photographies. Mais l'auteur de ces clichés se révèle être Edward, l'homme avec qui elle a vécu une histoire des plus tumultueuses en Irlande. De plus, Abby, qui l'a hébergée là-bas, voit sa santé pérécliter...
J'ai à nouveau passé un excellent moment avec Diane. D'abord avec l'ambiance de son café littéraire, dans lequel je rêve d'aller boire un chocolat chaud. Mais j'ai aussi apprécié de la retrouver, la comprendre à nouveau, découvrir sa nouvelle vie mais aussi ses angoisses et l'accompagner, au fil des pages, dans sa nouvelle évolution. Diane reste un personnage touchant et attendrissant, même si je n'étais pas d'accord avec tous ses choix.
Le thème du deuil est toujours présent, avec les épreuves qu'il implique, et surtout ses souffrances. Mais au-delà de ces aspects, il y a surtout une aventure et une avancée pour certains personnages. Agnès en parle de façon juste, sans froufrous et sans condescendance. On peut reprocher une certaine prévisibilité à cette suite, mais au final c'est un cheminement assez logique par rapport au premier roman. La fin m'a fait sourire, j'étais content du cheminement effectué par Diane, même si j'ai espéré, disons, une fin alternative, que je ne détaillerai pas pour ne pas vous spoiler. Cette suite n'était pas nécessaire, la fin du premier tome suffisait amplement, mais je ne regrette aucunement ma lecture.
Une fois de plus, Agnès Martin-Lugand a su m'accrocher dans son récit, j'ai dévoré ce livre en assez peu de temps, il m'a fait penser, réfléchir, il m'a fait rire et m'a aussi donné les larmes aux yeux. Je suis décidément impatient de retrouver sa plume dans son prochain roman J'ai toujours cette musique dans la tête.
Editeur : Michel Lafon
Parution : 23 avril 2015
Pages : 315
Résumé :
Depuis un an que Diane est rentrée d'Irlande, elle a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l'aide de Félix, elle s'est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire.
Mon avis :
Agnès Martin-Lugand fait partie de ces écrivains que je découvre après tout le monde et dont je lis les ouvrages dans le désordre. En juin dernier, j'avais dévoré son premier roman, Les gens heureux lisent et boivent du café, lors d'un voyage à la côte belge et j'avais été conquis. Je savais qu'une suite à ce roman existait mais j'avais un peu peur de m'y attaquer, les suites ont souvent mauvaise réputation. Mais à l'approche de la sortie du cinquième roman de l'autrice, j'ai eu envie de me mettre à jour.
Nous retrouvons donc Diane, revenue depuis un an d'Irlande. Elle a repris sa vie parisienne et son café littéraire avec l'aide de son ami Félix. Elle fait alors la rencontre d'Olivier, un homme doux et compréhensif, avec qui elle commencera une relation qui l'aide petit à petit à avancer, même si quelques séquelles dues au décès de son mari et de sa fille persistent. Un soir, Olivier, voulant lui faire une surprise, l'emmène voir une exposition de photographies. Mais l'auteur de ces clichés se révèle être Edward, l'homme avec qui elle a vécu une histoire des plus tumultueuses en Irlande. De plus, Abby, qui l'a hébergée là-bas, voit sa santé pérécliter...
J'ai à nouveau passé un excellent moment avec Diane. D'abord avec l'ambiance de son café littéraire, dans lequel je rêve d'aller boire un chocolat chaud. Mais j'ai aussi apprécié de la retrouver, la comprendre à nouveau, découvrir sa nouvelle vie mais aussi ses angoisses et l'accompagner, au fil des pages, dans sa nouvelle évolution. Diane reste un personnage touchant et attendrissant, même si je n'étais pas d'accord avec tous ses choix.
Le thème du deuil est toujours présent, avec les épreuves qu'il implique, et surtout ses souffrances. Mais au-delà de ces aspects, il y a surtout une aventure et une avancée pour certains personnages. Agnès en parle de façon juste, sans froufrous et sans condescendance. On peut reprocher une certaine prévisibilité à cette suite, mais au final c'est un cheminement assez logique par rapport au premier roman. La fin m'a fait sourire, j'étais content du cheminement effectué par Diane, même si j'ai espéré, disons, une fin alternative, que je ne détaillerai pas pour ne pas vous spoiler. Cette suite n'était pas nécessaire, la fin du premier tome suffisait amplement, mais je ne regrette aucunement ma lecture.
Une fois de plus, Agnès Martin-Lugand a su m'accrocher dans son récit, j'ai dévoré ce livre en assez peu de temps, il m'a fait penser, réfléchir, il m'a fait rire et m'a aussi donné les larmes aux yeux. Je suis décidément impatient de retrouver sa plume dans son prochain roman J'ai toujours cette musique dans la tête.
vendredi 24 février 2017
Gardiens des cités perdues, tome 5 : Projet Polaris
Autrice : Shannon Messenger
Editeur : Lumen
Parution : 16 février 2017
Pages : 665
Résumé :
Après un passage mouvementé par Exillium, l’école réservée aux bannis, Sophie et ses amis sont de retour à l’académie Foxfire, où la jeune Télépathe n’est pas la seule, cette fois, à bénéficier de la protection d’un garde du corps. Car certains masques sont tombés : les nouveaux membres du Cygne Noir, ainsi que leurs familles, sont plus que jamais en danger… D’autant que les Invisibles, ces rebelles qui menacent les Cités perdues, multiplient les attaques.
Tandis que la tension monte avec les ogres, forçant les elfes à accepter des changements drastiques de leurs modes de vie, notre petite troupe tente d’en découvrir plus sur le plan de l’ennemi. Sophie ne dispose pourtant que de maigres indices : son nom de code est “Projet Polaris”, un étrange symbole semble en être la clé et il serait depuis le début lié à… Keefe !
Mon avis :
Si vous suivez mon blog depuis quelques temps, vous savez que je suis un grand fan des aventures de Sophie Foster. (Sinon, quittez cette chronique et découvrez mon avis sur le premier opus) Cette série est vite devenue l'une de mes préférées, au point d'acheter les tomes en version originale et en hardback qui plus est ! Souvent comparée à Harry Potter, elle s'en démarque assez vite, mais lui chatouille le bout du nez question qualité !
Shannon Messenger ne cesse de me surprendre. Chaque tome contient son lot de surprises et d'événements marquants, mais je dois dire qu'elle fait fort dans celui-ci. Je peux vous dire sans spoiler que les cent dernières pages sont prenantes et haletantes. Et ce cliffhanger ! Je sens que l'attente sera longue, le tome 6 ne saurait venir trop tôt entre mes mains ! Et pourtant, je dois avouer avoir eu une très légère crainte durant ma lecture, car j'avais une impression de longueur sur l'un ou l'autre passage. Mais en fait, une fois le livre terminé, je me suis rendu compte que c'était volontaire et totalement justifié, Shannon ayant placé ses éléments au bon moment et à l'endroit idéal et purement logique. J'ai envie de dire qu'à l'instar de Sophie, je me suis pris une bonne petite claque ! Elle n'hésite pas à nous plonger dans un océan d'émotions variées, autant ses lecteurs que ses personnages. C'est une vraie force d'écrivain, et Shannon n'a pas à rougir de son énorme talent !
Les personnages ne cessent de grandir et de mûrir. Qu'il s'agisse d'histoires d'amour ou simplement de relations amicales, tout évolue devant nos yeux. Il n'y a pas de personnage tout blanc ou tout noir, chacun a sa zone d'ombre, ce qui les rend encore plus attachants et identifiables. Le triangle amoureux entre Sophie, Fitz et Keefe est moins présent, mais à l'aide de juste quelques mots il se rappelle à notre bon souvenir... mais aussi à celui de nos héros. On sent qu'il y a une vie dans le monde des elfes, les personnages ne restent pas à attendre un événement pour vivre leur vie. Même les gardes du corps gobelins voient leur histoire s'amplifier, surtout pour Sandor, le protecteur de Sophie, un personnage secondaire auquel, finalement, je me suis attaché aussi.
Gardiens des cités perdues est une véritable perle de la littérature jeunesse. Intelligente et inventive, mais aussi remplie d'émotions, cette série s'enrichit à chaque nouvel opus et ne déçoit pas, que du contraire. Ce sera un nouveau coup de coeur !
Editeur : Lumen
Parution : 16 février 2017
Pages : 665
Résumé :
Après un passage mouvementé par Exillium, l’école réservée aux bannis, Sophie et ses amis sont de retour à l’académie Foxfire, où la jeune Télépathe n’est pas la seule, cette fois, à bénéficier de la protection d’un garde du corps. Car certains masques sont tombés : les nouveaux membres du Cygne Noir, ainsi que leurs familles, sont plus que jamais en danger… D’autant que les Invisibles, ces rebelles qui menacent les Cités perdues, multiplient les attaques.
Tandis que la tension monte avec les ogres, forçant les elfes à accepter des changements drastiques de leurs modes de vie, notre petite troupe tente d’en découvrir plus sur le plan de l’ennemi. Sophie ne dispose pourtant que de maigres indices : son nom de code est “Projet Polaris”, un étrange symbole semble en être la clé et il serait depuis le début lié à… Keefe !
Mon avis :
Si vous suivez mon blog depuis quelques temps, vous savez que je suis un grand fan des aventures de Sophie Foster. (Sinon, quittez cette chronique et découvrez mon avis sur le premier opus) Cette série est vite devenue l'une de mes préférées, au point d'acheter les tomes en version originale et en hardback qui plus est ! Souvent comparée à Harry Potter, elle s'en démarque assez vite, mais lui chatouille le bout du nez question qualité !
Shannon Messenger ne cesse de me surprendre. Chaque tome contient son lot de surprises et d'événements marquants, mais je dois dire qu'elle fait fort dans celui-ci. Je peux vous dire sans spoiler que les cent dernières pages sont prenantes et haletantes. Et ce cliffhanger ! Je sens que l'attente sera longue, le tome 6 ne saurait venir trop tôt entre mes mains ! Et pourtant, je dois avouer avoir eu une très légère crainte durant ma lecture, car j'avais une impression de longueur sur l'un ou l'autre passage. Mais en fait, une fois le livre terminé, je me suis rendu compte que c'était volontaire et totalement justifié, Shannon ayant placé ses éléments au bon moment et à l'endroit idéal et purement logique. J'ai envie de dire qu'à l'instar de Sophie, je me suis pris une bonne petite claque ! Elle n'hésite pas à nous plonger dans un océan d'émotions variées, autant ses lecteurs que ses personnages. C'est une vraie force d'écrivain, et Shannon n'a pas à rougir de son énorme talent !
Les personnages ne cessent de grandir et de mûrir. Qu'il s'agisse d'histoires d'amour ou simplement de relations amicales, tout évolue devant nos yeux. Il n'y a pas de personnage tout blanc ou tout noir, chacun a sa zone d'ombre, ce qui les rend encore plus attachants et identifiables. Le triangle amoureux entre Sophie, Fitz et Keefe est moins présent, mais à l'aide de juste quelques mots il se rappelle à notre bon souvenir... mais aussi à celui de nos héros. On sent qu'il y a une vie dans le monde des elfes, les personnages ne restent pas à attendre un événement pour vivre leur vie. Même les gardes du corps gobelins voient leur histoire s'amplifier, surtout pour Sandor, le protecteur de Sophie, un personnage secondaire auquel, finalement, je me suis attaché aussi.
Gardiens des cités perdues est une véritable perle de la littérature jeunesse. Intelligente et inventive, mais aussi remplie d'émotions, cette série s'enrichit à chaque nouvel opus et ne déçoit pas, que du contraire. Ce sera un nouveau coup de coeur !
jeudi 23 février 2017
Throwback Thursday #20 : Relecture ou si je devais relire un livre
Bienvenue mes chers pandas, nous nous retrouvons aujourd'hui pour un nouvel épisode du Throwback Thursday livresque lancé par BettieRose. Comme toujours, il faut parler d'un livre en rapport avec le thème proposé. Et cette semaine, ce sera "Relecture".
Je relis peu souvent mes livres, car même si l'envie est là, j'en ai plein d'autres qui attendent dans ma pile à lire. Je peux quand même en citer quelques-uns, comme la saga des Harry Potter, tous les One Piece (et on approche des 80 tomes !) ou encore Gardiens des cités perdues.
Mais en y réfléchissant bien, il y a bien une œuvre que je relirais avec plaisir, c'est la série de comic strips Calvin & Hobbes de Bill Watterson. Vous connaissez certainement, mais pour faire un topo rapide : nous suivons les péripéties d'un garçon nommé Calvin, qui déborde d'imagination (surtout quand il s'agit de ne pas faire ses devoirs) et qui possède un tigre en peluche nommé Hobbes, qui prend vie lorsque le gamin est tout seul. Hobbes n'est pas un tigre sauvage comme on pourrait le croire, mais plutôt philosophe et adepte du sandwich au thon. Ils forment un duo fantastique et humoristique, qui peuvent tourner des situations banales du quotidien en franche rigolade, avec parfois une goutte d'humour noir. Ces strips sont autant accessibles aux enfants qu'aux adultes qui, eux, y verront parfois un sens différent. L'écriture de Bill Watterson est en ça exceptionnelle au vu des différentes lectures possibles de certains gags.
Je garde de précieux souvenirs avec cette série. C'est celle que je lisais lorsque j'ai décidé de me lancer dans mes études artistiques en 2001, et qui m'a motivé dans la création. Mais c'est aussi cette bande-dessinée que je lisais suite à une opération aux pieds, elle m'a aidé à surmonter la douleur post-opératoire. Et puis, il y a cette impression de cocooning qui ressort de cette œuvre, que je ne saurais vraiment expliquer.
Si vous ne la connaissez pas, je vous suggère vivement de vous plonger dans cet univers fabuleux où l'imaginaire brille et où, au final on se paie une bonne tranche de rire.
mardi 21 février 2017
Top Ten Tuesday : Dix couvertures (2017)
Hello les pandas, c'est l'heure du Top Ten Tuesday. Pour être honnête, je n'ai pas trouvé les thèmes de cette semaine très inspirants, donc j'ai décidé de choisir dix de mes couvertures de romans préférées. Il y en a certainement auxquelles je n'ai pas pensé, il est fort possible que j'en ai mentionné auparavant et qui ne se retrouvent pas ici, mais ce n'est pas grave. Voici donc les dix couvertures que j'ai choisies en ce début 2017.
Il est fort possible que je fasse un top similaire pour des couvertures de bande-dessinée, manga, comics et autre dans le futur.
Et vous, quelles sont vos préférées ? Dites-moi tout !
samedi 18 février 2017
La bibliothèque des coeurs cabossés
Editeur : Editions J'ai lu
Parution : 4 mai 2016
Pages : 511
Résumé :
Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…
Mon avis :
Voilà un livre qui est tombé pile au bon moment. J'ai eu une semaine un peu stressante, et après la déception du troisième tome de la saga "L'épreuve" de James Dashner (que je n'ai pas envie de chroniquer), j'avais besoin d'un livre qui me transporte ailleurs.
Et l'ailleurs, dans ce cas-ci, c'est Broken Wheel, un petit coin paumé en Iowa. Sara arrive tout droit de Suède pour rencontrer son amie littéraire Amy. Mais cette dernière vient de décéder et Sara se retrouve seule dans sa maison, entourée de gens qu'elle ne connait pas. Et Sara est fort peu habituée à avoir une vie sociale...
Ce livre est un roman feel good par excellence. Je me sentais bien en le lisant, je me suis imaginé dans la librairie qu'ouvre Sara, avec ses canapés au tissu usé, ses vieilles lampes, ses étagères et son bric-à-brac. Je n'avais pas envie de quitter ce cocon, et cette impression m'est restée jusqu'à la dernière page.
Concernant l'histoire et les personnages, ça ne déborde certes pas d'originalité, quelques clichés sont présents, mais ça ne m'a pas dérangé. On sent bien que Broken Wheel est une ville assez éloignée, "sale", habitée par des personnes désabusées, qui ont quelque part perdu leur enthousiasme. Puis arrive la fameuse suédoise Sara, qui fait un peu figure d'OVNI parmi ces gens, toujours plongée dans ses bouquins et surtout, quelque peu perdue dans ce coin qu'elle n'a connu qu'à travers les lettres échangées avec Amy. Et puis, quelque part, une petite étincelle s'allume et les habitants commencent à l'apprécier et à l'aider à s'installer et à réaliser son projet. Et au travers de ses actions, Sara va aussi les aider à mieux se connaitre eux-même et à faire revivre Broken Wheel et lui rendre un peu de prestance auprès de Hope, la ville d'à coté, plus "uppée".
Et c'est cet esprit positif qui m'a beaucoup plu dans cette lecture, cette impression d'espoir et de joie qui revient dans un lieu qui semblait au départ froid et morne.
Donc oui, il y a quelques clichés et on sent la fin venir, mais est-ce si grave si, au final, la lecture fait effet sur soi ?
Voici donc un très joli roman rempli d'ondes positives, qui rend le sourire et l'espoir à ses lecteurs. Du feel good sur 500 pages, moi je dis "oui" !
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