vendredi 22 juin 2018

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Autrice : Virginie Grimaldi
Editeur : Fayard
Parution : 2 mai 2018
Pages : 396
      
Résumé :
      
Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée. À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour. Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire. Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.
        
Mon avis :
    
J'ai toujours entendu beaucoup de bien sur les livres de Virginie Grimaldi, et celui-ci ne fait pas exception. Son résumé m'a beaucoup intrigué, j'aime bien les histoires de personnes qui lâchent tout et partent en road-trip pour se retrouver, respirer un grand coup. Quelquefois, je me plais à m'imaginer faire de même, découvrir de nouveaux horizons, prendre le temps de vivre l'espace d'un voyage. Mais j'aime bien aussi le vivre au travers d'une fiction.

La force de ce récit tient à ses personnages.

Nous avons d'abord Anna, mère de Chloé et de Lily, qui travaille énormément pour subvenir aux besoins de sa famille, mais qui est surendettée et au bout du rouleau. Elle a peur de voir grandir ses filles et tient à vivre le plus de moments possibles avec ses enfants, elle qui n'a pas eu l'occasion de connaitre sa mère très longtemps, emportée par la mort. Séparée du père de ses filles pour une raison que l'on découvre petit à petit dans le roman, elle tente de faire face aux huissiers, jusqu'au jour où son patron lui annonce qu'il veut se séparer d'elle. A bout, elle décide d'emmener ses filles en Scandinavie en camping-car...

Vient ensuite Chloé, âgée de 17 ans et en pleine crise d'adolescence. Elle désire trouver un garçon qui va l'aimer, lui donner de l'affection, quitte à leur offrir ce qu'ils demandent, comme des photos (trop) intimes. Elle ne comprend pas qu'on puisse aimer sans donner et fait tout pour se faire remarquer par Kevin, le petit boulanger qui ne semble pas indifférent à son charme. La jeune fille est également prête à sacrifier ses rêves (notamment d'aller en Australie) pour aider sa famille... Elle s'exprime sur un blog, de façon anonyme, et c'est en partie à travers ses posts que nous découvrirons son point de vue.

Et puis nous avons la petite Lily, âgée de 12 ans, qui choisit de s'exprimer en remplissant un journal intime. Malgré son jeune âge, elle n'a pas non plus une vie facile, harcelée à l'école par quelques autres élèves qui ne comprennent pas sa différence. Ses mots sont remplis de l'innocence d'une petite fille de son âge, mélangeant souvent les expressions et portant sur le monde un regard pur mais parfois cynique.

Le voyage de nos héroïnes est tout aussi intéressant, les paysages décrits m'ont fait rêver plus d'une fois, et leurs rencontres se révèlent magnifiques et touchantes. Elles feront un bout de chemin avec d'autres âmes fêlées, parfois brisées par la vie, qui cherchent également à se ressourcer au fil des kilomètres.

J'ai été fortement touché par le lien qui lie nos trois personnages principaux. Car malgré les disputes, les désaccords et les accidents sur la route de la vie, elles savent se relever, chacune à sa façon, se remettre en question et rester soudées, telle une vraie famille. Elles évoluent et grandissent devant nos yeux, nous font vivre leur aventure à travers leur point de vue, nous font rire et pleurer, parfois les deux à la fois, et elles font fondre notre cœur.

Véritable roman feel good, Il est grand temps de rallumer les étoiles est une merveilleuse aventure humaine, un road-trip dépaysant rempli d'émotions, difficile à lâcher. C'est un magnifique coup de cœur qui a réussi à faire briller les étoiles de ma vie.


mardi 19 juin 2018

Click & love

Auteur : Cyril Massarotto
Editeur : Editions XO
Parution : 3 mai 2018
Pages : 352
      
Résumé :
      
Un click, un love. Une seule chance de trouver l’amour… Julie est une jeune Parisienne de 30 ans. Elle ne croit plus en l’amour et doit faire des ménages pour gagner sa vie. Paul, lui, a 40 ans. il est chirurgien, vit à Londres et ne se console pas de la mort de sa femme. Leurs trajectoires n’auraient jamais dû se croiser… Et pourtant, une application très particulière, Click & Love, va progressivement les rapprocher. Et jouer avec leurs nerfs. Alors que, message après message, leur désir de se rencontrer devient brûlant, Click & Love censure toutes les informations qui leur permettraient de se donner rendez-vous. Une torture. Et cette question : que cherche la main invisible qui se cache derrière l’écran ? Julie et Paul, des deux côtés de la Manche, vont tout tenter pour piéger la machine. Mais alors qu’enfin ils réussissent à se voir « en vrai », quelque chose d’inexplicable se produit, qui bouleversera leur vie… Avec humour et délicatesse, Cyril Massarotto explore nos cœurs et nos tourments à l’heure des textos, des applis et des sites de rencontre.
        
Mon avis :
    
L'année dernière, j'ai eu l'occasion de découvrir la plume de Cyril Massarotto avec son roman "Quelqu'un a qui parler" que j'avais beaucoup aimé, et c'est tout naturellement que je me suis penché sur son nouvel ouvrage.

Nous sommes ici en présence d'une histoire d'amour entre Julie, Parisienne trentenaire et femme de ménage, et Paul, quarantenaire et chirurgien vivant à Londres. Celui-ci ne parvient pas à oublier sa défunte femme et se refuse de tomber de nouveau amoureux. Un jour, nos deux protagonistes vont se voir offrir l'opportunité de tester en avant-première une nouvelle application de rencontres, Click & Love, un programme poussé qui promet de trouver l'âme soeur de ses utilisateurs. D'abord réticents, nos deux célibataires vont l'utiliser et apprendre à se connaitre. Mais lorsqu'ils se rencontrent enfin en vrai...

Hé bien je ne vous dirai pas ce qu'il se passe ! Mais croyez-moi, je me suis posé mille questions ! Je dois dire que l'auteur a fait fort, je n'ai rien vu venir, j'ai été surpris, agréablement et j'ai dévoré la seconde moitié avec cette furieuse envie de connaitre le fin mot de l'histoire. Cyril a réussi à me tenir en haleine (et a troubler mon sommeil !) avec son histoire et je lui tire mon chapeau. Ne vous attendez pas à une romance classique comme on en a vu partout ailleurs. 

Julie et Paul ont aussi participé à mon immersion dans ce roman. Je les ai trouvés très attachants et humains. Julie, pour son coté terre à terre, sa bonne humeur et ses doutes. Paul, que le passé ne cesse de hanter, qui se révèle tout au long de cette aventure et qui ne peut que charmer. Leur rencontre virtuelle est entrainante et pleine de rebondissement, d'autant qu'elle est, au début, assez limitée par le règlement de l'application. Chacun se dévoile petit à petit, c'est un plaisir d'assister à la naissance de cette idylle.

Drôle, touchant et frais, Click & Love part sur un scénario assez classique pour ensuite surprendre ses lecteurs et les emporter dans un tourbillon de questions. Une fois terminé, on ne peut qu'applaudir l'auteur, qui a réussi à nous déconcerter pendant une bonne partie de son livre. Bravo.

jeudi 14 juin 2018

Mémé dans les orties

Autrice : Aurélie Valognes
Editeur : Le livre de poche
Parution : 9 mars 2016
Pages : 252
      
Résumé :
      
Ferdinand Brun est atypique.
Le genre de vieux monsieur qui boude la vie et s’ennuie à (ne pas) mourir.
Tel un parasite, il occupe ses journées en planifiant les pires coups possibles qui pourraient nuire et agacer son voisinage.
Il suffit d’un nœud qui se relâche et laisse partir son seul compagnon de vie, Daisy sa chienne, pour que tout s’écroule.
Quand Juliette, une fillette de dix ans, et Béatrice, la plus geek des grands-mères, forcent littéralement sa porte pour entrer dans sa vie, Ferdinand va être contraint de se métamorphoser et de sortir de sa chrysalide, découvrant qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre…
        
Mon avis :

Ces derniers temps, j'avais envie d'un livre feel good, vous savez, ces livres qui vous font du bien en les lisant, je voulais une histoire positive avec une touche d'humour. C'est alors que je me suis rappelé que j'avais ce livre-ci dans ma bibliothèque depuis un bon moment. Allais-je y trouver ce que je cherchais ?

Ferdinand Brun est un vieillard grincheux, grognon et parfois, disons-le carrément, méchant. Vivant seul avec sa chienne Daisy depuis que sa femme est partie avec le facteur, il mène la vie dure à son entourage, à commencer par les autres habitants de son immeuble. D'ailleurs, la concierge, appuyée par la fille de Ferdinand, va faire planer la menace de la maison de retraite au-dessus de sa tête, s'il ne se reprend pas un peu ! C'est alors que, par un malencontreux accident, Daisy est tuée, faisant s'écrouler le petit monde de Ferdinand. Peu après, il fera la connaissance de Juliette, petite fille espiègle qui réussira, de force, à entrer dans la ville du ronchon vieillard, et qui sait, à l'aider ne fut-ce qu'un petit peu ?...

Oui, j'ai trouvé ce que je cherchais. J'ai passé un bon moment de lecture, je me suis amusé, j'ai ri quelques fois. Ferdinand est désagréable au possible, mais apparaît de plus en plus sympathique au fil du récit. Cette sympathie naissante est aidée par la plume d'Aurélie, que je qualifierai d'impertinente, avec parfois un humour noir très bien dosé. Certaines tournures de phrases m'ont beaucoup fait sourire et ont largement contribué à ce plaisir durant la lecture. Les situations vécues par Ferdinand et sa clique sont rocambolesques au possible, parfois tordues, parfois tirées par les cheveux, mais on se prend facilement au jeu et on tourne les pages avec joie. De plus, il se lit assez vite, quoi de mieux pour une petite pause de fraîcheur ? En tout cas, je lirai les autres livres d'Aurélie Valognes avec plaisir.

Mémé dans les orties est une lecture simple, qui nous fait passer un agréable moment de lecture. A lire si vous voulez souffler un peu entre deux lectures plus conséquentes.

vendredi 8 juin 2018

A la lumière du petit matin

Autrice : Agnès Martin-Lugand
Editeur : Michel Lafon
Parution : 31 mars 2018
Pages : 331
      
Résumé :
      
À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher... Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre ?



Mon avis :

Depuis que j'ai découvert ses livres, j'attends chaque roman d'Agnès Martin-Lugand avec une grande impatience, et le laps de temps entre deux sorties me semble tellement long. Oh, je pourrais faire durer et retarder ma lecture, mais c'est sans compter sur mon impatience...

Hortense est professeur de danse à Paris. Bientôt quarantenaire, elle est heureuse de son train de vie, ou semble-t-elle le croire. Ses parents sont décédés depuis quatre ans, elle a donc hérité de leur grande maison provençale, la Bastide, où elle se rend de temps en temps. Dans son quotidien, elle se dépense sans compter pour les cours de danse et ses élèves, et elle entretient une liaison amoureuse avec Aymeric, un homme marié. Une liaison assez contraignante, qui l'empêche de s'épanouir. Juste deux soirs par semaine, impossible de l'appeler ni de passer la moindre nuit dans ses bras... C'est suite à une vilaine entorse que notre héroïne va se réfugier dans la maison parentale et y entreprendre quelques travaux et en faire une maison d'hôtes. Sa liaison amoureuse pourrait en pâtir, mais n'est-il pas temps que la vie d'Hortense évolue ?

Le personnage d'Hortense n'a pas manqué de me toucher. Sa situation, son mal-être grandissant et son envie d'évoluer ont fait mouche, je me suis attaché à elle. Mais c'est lorsqu'elle est retournée à la Bastide pour en faire une maison d'hôte que le personnage s'est révélé, s'est ouvert, s'est épanoui. J'avais envie d'être à ses cotés, de l'encourager, de l'aider, de l'écouter. Et j'étais heureux de la voir bien entourée par ses amis parisiens d'abord, Bertille et Sandro, mais aussi ses amis de la campagne, Cathie et Mathieu, aussi adorables l'un que l'autre. Une vraie petite famille dont il se dégageait une véritable chaleur humaine, qui manque bien souvent dans ce monde. Et puis est arrivé l'énigmatique Elias, et je ne peux pas en dire de trop car c'est un personnage qu'il faut découvrir sans trop en savoir d'avance. Mais sachez qu'il n'est pas en reste et se révèle extrêmement touchant lui aussi. Il aura su me tenir en haleine jusqu'à la dernière ligne...

J'ai tellement envie de complimenter la plume de l'autrice, mais je crains de me répéter, voire de ne pas trouver les mots justes. Agnès sait choisir ses mots et le rythme de ses histoires est quasiment parfait. Elle parvient toujours à me captiver, m'entrainer dans les aventures de ses personnages et à me faire ressentir mille sentiments au cours de ma lecture. 

Agnès a ce don si particulier pour nous conter de magnifiques histoires de femmes, des destins parfois brisés mais dans lesquels brille toujours une petite lumière d'espoir. Et celle lumière devient de plus en plus forte au fil des pages, jusqu'à nous éclairer, lectrices et lecteurs, et nous éblouir, pour que nous ressortions le sourire aux lèvres et le coeur plein de douceur. A la lumière du petit matin est une lecture magnifique que je ne peux que recommander !


mercredi 6 juin 2018

Les héritiers, tome 4 : Le prince déchu

Autrice : Erin Watt & Elle Kennedy
Editeur : Hugo & Cie (New Romance)
Parution : 5 avril 2018
Pages : 432
 
Résumé :
 
Easton Royal a tout pour lui : la beauté physique, l'argent, l'intelligence. Son but dans la vie, c'est de s'amuser autant que possible. Il ne pense jamais aux conséquences de ses actes.

Mais quand Hartley Wright fait son apparition, elle bouscule la vie tranquille d'Easton. Malgré le fait qu'elle soit très attirée par Easton, elle est celle qui lui dira non. Easton ne la comprend pas et, forcément, il n'en est que plus attiré.

Hartley veut qu'il grandisse et, en attendant elle ne veut pas de lui.

Elle a probablement raison. Rivalité. Règles. Regrets. Pour la première fois dans la vie d'Easton, être un Royal ne suffit pas. Il est sur le point d'apprendre que plus on part de haut, plus dur est la chute.

 

Mon avis :

Attention, ne lisez cette chronique que si vous avez lu les trois premeirs tomes de la saga "Les Héritiers" car il y aura des spoilers !

Après un tome 3 un peu décevant, j'étais curieux de lire la suite qui se centre cette fois sur Easton, l'un des fils Royal, la pile électrique de la fratrie. Habitué à vivre à cent à l'heure, Easton ne compte plus les bêtises, et après avoir été surpris en plein acte sexuel avec une de ses enseignantes par la nouvelle élève, Hartley Wright, il se donne pour mission de la séduire pour qu'elle ne cafte pas. Mais, grande première pour lui, Hartley n'est pas une fille facile et elle refuse ses avances, ne voulant même pas le fréquenter à cause de sa propension à s'attirer des ennuis. Plus borné que jamais, Easton décide de lui coller aux basques et s'il ne peut l'avoir dans son lit, il pourrait au moins s'en faire une amie, d'autant que la jeune fille n'aime pas beaucoup évoquer son passé...

Je ne vais pas le cacher, je suis déçu par ce tome. En fait, je m'étais fait une image d'Easton qui ne correspond pas du tout à ce qui m'a été présenté ici. J'ai trouvé Easton tellement immature, égoïste et imbu de lui-même (et très agaçant avec ses "Je suis Easton Royal"... mec, on sait qui tu es !), complètement irresponsable et ne pensant qu'avec son entre-jambes et le fric de son père, j'avais envie de le baffer et d'arrêter ma lecture. On aurait dit une caricature du personnage, ses traits principaux poussés au maximum. Je comprends que les autrices ont voulu montrer une sorte de progression chez lui... mais je trouve que ça ne marche pas car j'avais l'impression de voir un Easton différent, qui aurait régressé depuis le tome précédent.

Les autres personnages sont assez survolés. Reed est absent, Ella ne fait que passer dans certaines scènes, le reste fait de la figuration. L'histoire est longue et un poil répétitive : Easton progresse avec Hartley, Easton gaffe, Hartley se détache de lui, il se fait pardonner/il revient, et bis repetita. Et suis-je le seul qui aurait préféré qu'il n'y ait pas de romance entre lui et Hartley ? Fallait-il vraiment qu'il sorte avec elle ? Ne pouvait-elle pas juste être sa nouvelle amie, un soutien pour lui, pour l'aider à reprendre sa vie en main sans passer par la case romance ? 

J'ai vraiment hésité à continuer la série. Vu qu'il ne reste qu'un tome, et qu'en plus ce tome 4 se termine sur un vilain cliffhanger, je pense que je prendrai le tome 5, pour avoir le fin mot de la saga Royal. Mais j'attendais vraiment plus de cette série. Les deux premiers tomes partaient vraiment bien, le troisième se tenait, mais ici, ça ne l'a pas fait avec moi. 

jeudi 24 mai 2018

Shades of magic, tome 2 : Shades of shadows

Autrice : V.E.Schwab
Editeur : Lumen
Parution : 22 Février 2018
Pages : 638

Résumé :

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le premier, gris, est le nôtre. Le second, rouge, déborde de magie. Dans le troisième, blanc, elle s'est faite rare, et dans le dernier, noir, elle a tout dévoré. Quatre mois ont passé depuis qu'un talisman maléfique est tombé entre les mains de Kell, depuis que le corps de son ennemi a été expédié dans le Londres noir en compagnie du joyau.

Lila s'en est allée. Sans mot dire, au bout de trois jours d'épreuves inimaginables, elle a abandonné là Kell, sur un quai du Londres rouge, pour partir explorer le monde. Depuis, le jeune homme est assailli de rêves menaçants, dont il ne se réveille que pour penser à elle. La capitale bouillonne de fièvre car dans quelques jours commencent les Jeux des éléments, une compétition qui réunit les meilleurs magiciens de trois royaumes voisins, souvent en guerre par le passé. En prévision de l'événement, un navire à la réputation légendaire se rapproche d'ailleurs de la cité, ramenant de vieux amis à terre. Mais pendant ce temps, un autre Londres se réveille et revient petit à petit à la vie. Or rien ne peut venir bouleverser l'équilibre de la magie : pour qu'une ville prospère, une autre doit forcément décliner…


Mon avis :
Shades of Magic, le premier tome de la trilogie de Victoria Schwab, fut un coup de coeur l'année dernière, et c'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais la sortie de la suite, bien que je possède la trilogie en V.O.

Bon, ce ne sera pas un coup de coeur cette fois-ci et j'en suis le premier navré. En effet, là où le premier tome avait réussi à m'emporter, celui-ci m'a semblé trainer en longueur. Il m'a fait l'effet d'un tome de transition, avec des bases qui sont posées mais sans beaucoup d'avancée scénaristique. Le premier tome allait loin dans son histoire, ça bougeait, ça fusait de partout, ça courait dans tous les sens. Ici, je me suis ennuyé pendant une bonne partie du bouquin, me demandant où l'autrice voulait aller avec son scénario. 

Cet opus commence donc avec Lila, qui est toujours aussi badass et dotée d'un sens pointu de la répartie. Elle a réussi à s'adapter à sa nouvelle vie, dans un Londres bien différent du sien, au service du Capitaine Alucard. Ah, Alucard ! Un personnage extraordinaire que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. L'un des points forts de cette aventure, en tout cas. Rhy n'est pas en reste. Je l'avais adoré précédemment et le bougre ne m'a pas déçu. Quant à Kell... quelque chose a coincé, je l'ai trouvé légèrement en-deça du Kell du premier tome. Est-ce parce que son pan du scénario me semblait trainer ? 

Tout au long de l'aventure, les personnages nous évoquent des jeux, une sorte de grand évènement entre magiciens. Bien qu'alléchants, ces jeux arrivent assez tardivement dans le bouquin et ont peiné à atténuer l'ennui qui m'assaillait lors de ma lecture.
Attention, je ne crache pas sur ce livre, il y a quand même quelques moments intéressants, et l'écriture de Victoria est toujours aussi belle et son univers intéressant, mais j'ai vraiment eu du mal et j'ai trainé, trainé cette lecture. J'attends de voir ce que proposera le dernier tome de cette trilogie, en espérant retrouver le rythme du premier, et j'espère qu'il parviendra à rallumer l'étincelle en moi.

dimanche 20 mai 2018

Parles-tu chocolat ?

Autrice : Cas Lester
Editeur : Castelmore
Parution :Mars 2018
Pages : 309
Résumé :
La vraie langue de l’amitié est le chocolat !
Quand Nadima, une nouvelle élève, arrive dans son école, Jaz est ravie. Elle a enfin quelqu’un à côté de qui s’assoit en classe. Le seul problème est sur Nadima ne parle pas un mot d’anglais. Mais Jaz n’est pas du genre à se laisser abattre. Elle trouve vite comment briser la glace : grâce à une tablette de chocolat ! Ainsi commence une belle amitié. Celle-ci ne sera pas épargnée par les épreuves, mais elle sera pleine de rires, d’aventures... et de quelques tonnes de chocolat !
Mon avis :

Je tiens d'abord à remercier les éditions Castelmore et Livraddict pour ce partenariat.

Le chocolat est l'un de mes petits péchés mignons, je dois vous l'avouer. Et donc, le titre de ce livre m'a intrigué, son résumé a fortement piqué ma curiosité. Et il faut le dire, la couverture est très jolie, les couleurs bien choisies. Trève de bavardage, croquons un peu tout ça.

Jaz est une jeune fille dyslexique et a quelques difficultés avec les mots, difficultés qu'elle cache tant qu'elle le peut à ses camarades de classe. Elle a quelques amies mais ne s'entend pas tellement avec Kara, la fille populaire de sa classe, qui a le don de lui piquer ses copines. Arrive alors dans cette classe Nadima, une jeune réfugiée venant tout droit de Syrie. Cette dernière ne parle pas bien l'anglais mais Jaz va parvenir à entamer la conversation grâce à quelques carrés de chocolat. Nait alors une nouvelle amitié, qui devra affronter quelques épreuves, à commencer par la barrière de la langue mais aussi la situation difficile de Nadima...

Sans vouloir faire de mauvais jeu de mot, j'ai dévoré ce livre en même pas deux jours. Je me suis laissé emporter dans cette magnifique histoire d'amitié et de partage, j'ai tellement aimé voir naître et s'épanouir ce lien si particulier entre Jaz et Nadima. Jaz est certes dyslexique, mais elle déborde d'idées pour surmonter ses difficultés, j'ai d'ailleurs trouvé sa façon d'utiliser les Emojis avec Nadima assez bien pensée ! D'ailleurs, Nadima est parvenue à me toucher quelques fois durant ma lecture. J'avais un peu peur de me retrouver face à une caricature ambulante mais il n'en est rien. Nadima ne se laisse pas marcher sur les pieds et elle sait ce qu'elle veut. C'est une fille courageuse et forte qui reste fière malgré les douloureuses épreuves qu'elle a vécues dans sa terre natale.
L'histoire se suit facilement. Il y a quelques rebondissements et l'une ou l'autre surprise. Bon, la fin ne surprendra pas grand monde, mais finalement, l'important dans un voyage, c'est justement le voyage, pas la destination.

Parles-tu chocolat ? est une très belle lecture sur l'acceptation des différences et sur le partage, elle aborde également le sujet délicat des réfugiés et de leur intégration dans un monde différent mais qui leur permet de reprendre une vie normale, en sécurité. Je suis ressorti de ma lecture avec une envie de loukoums au chocolat...