vendredi 8 juin 2018

A la lumière du petit matin

Autrice : Agnès Martin-Lugand
Editeur : Michel Lafon
Parution : 31 mars 2018
Pages : 331
      
Résumé :
      
À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher... Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre ?



Mon avis :

Depuis que j'ai découvert ses livres, j'attends chaque roman d'Agnès Martin-Lugand avec une grande impatience, et le laps de temps entre deux sorties me semble tellement long. Oh, je pourrais faire durer et retarder ma lecture, mais c'est sans compter sur mon impatience...

Hortense est professeur de danse à Paris. Bientôt quarantenaire, elle est heureuse de son train de vie, ou semble-t-elle le croire. Ses parents sont décédés depuis quatre ans, elle a donc hérité de leur grande maison provençale, la Bastide, où elle se rend de temps en temps. Dans son quotidien, elle se dépense sans compter pour les cours de danse et ses élèves, et elle entretient une liaison amoureuse avec Aymeric, un homme marié. Une liaison assez contraignante, qui l'empêche de s'épanouir. Juste deux soirs par semaine, impossible de l'appeler ni de passer la moindre nuit dans ses bras... C'est suite à une vilaine entorse que notre héroïne va se réfugier dans la maison parentale et y entreprendre quelques travaux et en faire une maison d'hôtes. Sa liaison amoureuse pourrait en pâtir, mais n'est-il pas temps que la vie d'Hortense évolue ?

Le personnage d'Hortense n'a pas manqué de me toucher. Sa situation, son mal-être grandissant et son envie d'évoluer ont fait mouche, je me suis attaché à elle. Mais c'est lorsqu'elle est retournée à la Bastide pour en faire une maison d'hôte que le personnage s'est révélé, s'est ouvert, s'est épanoui. J'avais envie d'être à ses cotés, de l'encourager, de l'aider, de l'écouter. Et j'étais heureux de la voir bien entourée par ses amis parisiens d'abord, Bertille et Sandro, mais aussi ses amis de la campagne, Cathie et Mathieu, aussi adorables l'un que l'autre. Une vraie petite famille dont il se dégageait une véritable chaleur humaine, qui manque bien souvent dans ce monde. Et puis est arrivé l'énigmatique Elias, et je ne peux pas en dire de trop car c'est un personnage qu'il faut découvrir sans trop en savoir d'avance. Mais sachez qu'il n'est pas en reste et se révèle extrêmement touchant lui aussi. Il aura su me tenir en haleine jusqu'à la dernière ligne...

J'ai tellement envie de complimenter la plume de l'autrice, mais je crains de me répéter, voire de ne pas trouver les mots justes. Agnès sait choisir ses mots et le rythme de ses histoires est quasiment parfait. Elle parvient toujours à me captiver, m'entrainer dans les aventures de ses personnages et à me faire ressentir mille sentiments au cours de ma lecture. 

Agnès a ce don si particulier pour nous conter de magnifiques histoires de femmes, des destins parfois brisés mais dans lesquels brille toujours une petite lumière d'espoir. Et celle lumière devient de plus en plus forte au fil des pages, jusqu'à nous éclairer, lectrices et lecteurs, et nous éblouir, pour que nous ressortions le sourire aux lèvres et le coeur plein de douceur. A la lumière du petit matin est une lecture magnifique que je ne peux que recommander !


mercredi 6 juin 2018

Les héritiers, tome 4 : Le prince déchu

Autrice : Erin Watt & Elle Kennedy
Editeur : Hugo & Cie (New Romance)
Parution : 5 avril 2018
Pages : 432
 
Résumé :
 
Easton Royal a tout pour lui : la beauté physique, l'argent, l'intelligence. Son but dans la vie, c'est de s'amuser autant que possible. Il ne pense jamais aux conséquences de ses actes.

Mais quand Hartley Wright fait son apparition, elle bouscule la vie tranquille d'Easton. Malgré le fait qu'elle soit très attirée par Easton, elle est celle qui lui dira non. Easton ne la comprend pas et, forcément, il n'en est que plus attiré.

Hartley veut qu'il grandisse et, en attendant elle ne veut pas de lui.

Elle a probablement raison. Rivalité. Règles. Regrets. Pour la première fois dans la vie d'Easton, être un Royal ne suffit pas. Il est sur le point d'apprendre que plus on part de haut, plus dur est la chute.

 

Mon avis :

Attention, ne lisez cette chronique que si vous avez lu les trois premeirs tomes de la saga "Les Héritiers" car il y aura des spoilers !

Après un tome 3 un peu décevant, j'étais curieux de lire la suite qui se centre cette fois sur Easton, l'un des fils Royal, la pile électrique de la fratrie. Habitué à vivre à cent à l'heure, Easton ne compte plus les bêtises, et après avoir été surpris en plein acte sexuel avec une de ses enseignantes par la nouvelle élève, Hartley Wright, il se donne pour mission de la séduire pour qu'elle ne cafte pas. Mais, grande première pour lui, Hartley n'est pas une fille facile et elle refuse ses avances, ne voulant même pas le fréquenter à cause de sa propension à s'attirer des ennuis. Plus borné que jamais, Easton décide de lui coller aux basques et s'il ne peut l'avoir dans son lit, il pourrait au moins s'en faire une amie, d'autant que la jeune fille n'aime pas beaucoup évoquer son passé...

Je ne vais pas le cacher, je suis déçu par ce tome. En fait, je m'étais fait une image d'Easton qui ne correspond pas du tout à ce qui m'a été présenté ici. J'ai trouvé Easton tellement immature, égoïste et imbu de lui-même (et très agaçant avec ses "Je suis Easton Royal"... mec, on sait qui tu es !), complètement irresponsable et ne pensant qu'avec son entre-jambes et le fric de son père, j'avais envie de le baffer et d'arrêter ma lecture. On aurait dit une caricature du personnage, ses traits principaux poussés au maximum. Je comprends que les autrices ont voulu montrer une sorte de progression chez lui... mais je trouve que ça ne marche pas car j'avais l'impression de voir un Easton différent, qui aurait régressé depuis le tome précédent.

Les autres personnages sont assez survolés. Reed est absent, Ella ne fait que passer dans certaines scènes, le reste fait de la figuration. L'histoire est longue et un poil répétitive : Easton progresse avec Hartley, Easton gaffe, Hartley se détache de lui, il se fait pardonner/il revient, et bis repetita. Et suis-je le seul qui aurait préféré qu'il n'y ait pas de romance entre lui et Hartley ? Fallait-il vraiment qu'il sorte avec elle ? Ne pouvait-elle pas juste être sa nouvelle amie, un soutien pour lui, pour l'aider à reprendre sa vie en main sans passer par la case romance ? 

J'ai vraiment hésité à continuer la série. Vu qu'il ne reste qu'un tome, et qu'en plus ce tome 4 se termine sur un vilain cliffhanger, je pense que je prendrai le tome 5, pour avoir le fin mot de la saga Royal. Mais j'attendais vraiment plus de cette série. Les deux premiers tomes partaient vraiment bien, le troisième se tenait, mais ici, ça ne l'a pas fait avec moi. 

jeudi 24 mai 2018

Shades of magic, tome 2 : Shades of shadows

Autrice : V.E.Schwab
Editeur : Lumen
Parution : 22 Février 2018
Pages : 638

Résumé :

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le premier, gris, est le nôtre. Le second, rouge, déborde de magie. Dans le troisième, blanc, elle s'est faite rare, et dans le dernier, noir, elle a tout dévoré. Quatre mois ont passé depuis qu'un talisman maléfique est tombé entre les mains de Kell, depuis que le corps de son ennemi a été expédié dans le Londres noir en compagnie du joyau.

Lila s'en est allée. Sans mot dire, au bout de trois jours d'épreuves inimaginables, elle a abandonné là Kell, sur un quai du Londres rouge, pour partir explorer le monde. Depuis, le jeune homme est assailli de rêves menaçants, dont il ne se réveille que pour penser à elle. La capitale bouillonne de fièvre car dans quelques jours commencent les Jeux des éléments, une compétition qui réunit les meilleurs magiciens de trois royaumes voisins, souvent en guerre par le passé. En prévision de l'événement, un navire à la réputation légendaire se rapproche d'ailleurs de la cité, ramenant de vieux amis à terre. Mais pendant ce temps, un autre Londres se réveille et revient petit à petit à la vie. Or rien ne peut venir bouleverser l'équilibre de la magie : pour qu'une ville prospère, une autre doit forcément décliner…


Mon avis :
Shades of Magic, le premier tome de la trilogie de Victoria Schwab, fut un coup de coeur l'année dernière, et c'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais la sortie de la suite, bien que je possède la trilogie en V.O.

Bon, ce ne sera pas un coup de coeur cette fois-ci et j'en suis le premier navré. En effet, là où le premier tome avait réussi à m'emporter, celui-ci m'a semblé trainer en longueur. Il m'a fait l'effet d'un tome de transition, avec des bases qui sont posées mais sans beaucoup d'avancée scénaristique. Le premier tome allait loin dans son histoire, ça bougeait, ça fusait de partout, ça courait dans tous les sens. Ici, je me suis ennuyé pendant une bonne partie du bouquin, me demandant où l'autrice voulait aller avec son scénario. 

Cet opus commence donc avec Lila, qui est toujours aussi badass et dotée d'un sens pointu de la répartie. Elle a réussi à s'adapter à sa nouvelle vie, dans un Londres bien différent du sien, au service du Capitaine Alucard. Ah, Alucard ! Un personnage extraordinaire que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. L'un des points forts de cette aventure, en tout cas. Rhy n'est pas en reste. Je l'avais adoré précédemment et le bougre ne m'a pas déçu. Quant à Kell... quelque chose a coincé, je l'ai trouvé légèrement en-deça du Kell du premier tome. Est-ce parce que son pan du scénario me semblait trainer ? 

Tout au long de l'aventure, les personnages nous évoquent des jeux, une sorte de grand évènement entre magiciens. Bien qu'alléchants, ces jeux arrivent assez tardivement dans le bouquin et ont peiné à atténuer l'ennui qui m'assaillait lors de ma lecture.
Attention, je ne crache pas sur ce livre, il y a quand même quelques moments intéressants, et l'écriture de Victoria est toujours aussi belle et son univers intéressant, mais j'ai vraiment eu du mal et j'ai trainé, trainé cette lecture. J'attends de voir ce que proposera le dernier tome de cette trilogie, en espérant retrouver le rythme du premier, et j'espère qu'il parviendra à rallumer l'étincelle en moi.

dimanche 20 mai 2018

Parles-tu chocolat ?

Autrice : Cas Lester
Editeur : Castelmore
Parution :Mars 2018
Pages : 309
Résumé :
La vraie langue de l’amitié est le chocolat !
Quand Nadima, une nouvelle élève, arrive dans son école, Jaz est ravie. Elle a enfin quelqu’un à côté de qui s’assoit en classe. Le seul problème est sur Nadima ne parle pas un mot d’anglais. Mais Jaz n’est pas du genre à se laisser abattre. Elle trouve vite comment briser la glace : grâce à une tablette de chocolat ! Ainsi commence une belle amitié. Celle-ci ne sera pas épargnée par les épreuves, mais elle sera pleine de rires, d’aventures... et de quelques tonnes de chocolat !
Mon avis :

Je tiens d'abord à remercier les éditions Castelmore et Livraddict pour ce partenariat.

Le chocolat est l'un de mes petits péchés mignons, je dois vous l'avouer. Et donc, le titre de ce livre m'a intrigué, son résumé a fortement piqué ma curiosité. Et il faut le dire, la couverture est très jolie, les couleurs bien choisies. Trève de bavardage, croquons un peu tout ça.

Jaz est une jeune fille dyslexique et a quelques difficultés avec les mots, difficultés qu'elle cache tant qu'elle le peut à ses camarades de classe. Elle a quelques amies mais ne s'entend pas tellement avec Kara, la fille populaire de sa classe, qui a le don de lui piquer ses copines. Arrive alors dans cette classe Nadima, une jeune réfugiée venant tout droit de Syrie. Cette dernière ne parle pas bien l'anglais mais Jaz va parvenir à entamer la conversation grâce à quelques carrés de chocolat. Nait alors une nouvelle amitié, qui devra affronter quelques épreuves, à commencer par la barrière de la langue mais aussi la situation difficile de Nadima...

Sans vouloir faire de mauvais jeu de mot, j'ai dévoré ce livre en même pas deux jours. Je me suis laissé emporter dans cette magnifique histoire d'amitié et de partage, j'ai tellement aimé voir naître et s'épanouir ce lien si particulier entre Jaz et Nadima. Jaz est certes dyslexique, mais elle déborde d'idées pour surmonter ses difficultés, j'ai d'ailleurs trouvé sa façon d'utiliser les Emojis avec Nadima assez bien pensée ! D'ailleurs, Nadima est parvenue à me toucher quelques fois durant ma lecture. J'avais un peu peur de me retrouver face à une caricature ambulante mais il n'en est rien. Nadima ne se laisse pas marcher sur les pieds et elle sait ce qu'elle veut. C'est une fille courageuse et forte qui reste fière malgré les douloureuses épreuves qu'elle a vécues dans sa terre natale.
L'histoire se suit facilement. Il y a quelques rebondissements et l'une ou l'autre surprise. Bon, la fin ne surprendra pas grand monde, mais finalement, l'important dans un voyage, c'est justement le voyage, pas la destination.

Parles-tu chocolat ? est une très belle lecture sur l'acceptation des différences et sur le partage, elle aborde également le sujet délicat des réfugiés et de leur intégration dans un monde différent mais qui leur permet de reprendre une vie normale, en sécurité. Je suis ressorti de ma lecture avec une envie de loukoums au chocolat...

vendredi 18 mai 2018

Quand Dimple rencontre Rishi

Autrice : Sandhya Menon
Editeur : Hachette
Parution : 4 avril 2018
Pages : 440

Résumé :

La première réaction qu’a eu Dimple quand elle a rencontré Rishi ?
Lui jeter son café à a figure et prendre ses jambes à son cou.

En même temps, qui oserait aborder une fille de cette façon :
« Bonjour, future femme. J’ai hâte de commencer le reste de nos vies. » ?

Ce que Dimple ignore, c’est que Rishi va passer l’été dans la même université qu’elle.
Et surtout… qu’il est l’homme auquel ses parents l’ont promise
sans l’en informer !

Elle ! Dimple ! Fière de son indépendance, ravie de vivre enfin
loin de sa famille, embarquée dans un mariage arrangé ?
Hors de question !


Mon avis :

Quand Dimple rencontre Rishi est un de ces romans dont j'ai beaucoup entendu parler sur le Booktube anglophone et les différents échos me donnaient envie de me le procurer. Sa sortie en français fut donc l'occasion de me plonger dans cet ouvrage, et je ne regrette pas d'avoir écouté les différentes éloges sur ce livre.

Nous sommes ici dans un roman Young Adulte. Dimple est une jeune indienne de dix-huit ans. Passionnée d'informatique, elle va bientôt intégrer la prestigieuse école de Stanford à San Francisco pour y étudier le développement web. Assez indépendante de nature, Dimple préfère se forger un solide avenir que de respecter la tradition indienne et de se contenter de trouver un mari. Cet été, elle a l'opportunité d'effectuer un stage à l'Insonnia Con, stage que ses parents lui accordent, ce qui éveille un peu ses soupçons. En effet, elle était loin de se douter que ses parents avaient prévu qu'elle y rencontre son futur mari, Rishi, qui fait partie d'une famille d'amis. Rishi va alors se prendre une douche froide... littéralement. Parce que le bougre se présente à Rishi en lui disant "Bonjour, future femme. J'ai hâte de commencer le reste de nos vies."... et Dimple de réagir en lui jetant son café glacé au visage. Et tout part de cette rencontre. 

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire les aventures de Dimple et Rishi. Ces deux personnages sont pétillants et, chacun à sa façon, attendrissants. De plus, de par leurs origines, ils nous invitent à découvrir la culture indienne, qui, il est vrai, est assez peu représentée en littérature Young Adult. Les traditions ancestrales peuvent parfois se heurter à la modernité, mais peuvent aussi co-exister, et c'est un exercice difficile, mais pas impossible, qui se présente à nos deux tourtereaux. 

Dimple est un personnage marquant car elle est ambitieuse et s'est fixé un objectif dans la vie et elle y tient. Débrouillarde et têtue, elle fera tout pour remporter une compétition qui lui permettra de rencontrer son idole, une pointure en développement web. Rishi est, quant à lui, issu d'une famille aisée, mais il est partagé entre son envie d'un avenir solide et ses traditions, et sa passion pour le dessin, souvent jugée enfantine. Chacun d'entre eux apprendra beaucoup de l'autre et ressortent à chaque fois enrichi. On ressent leur évolution tout au long des pages et c'est quelque chose que j'ai a-do-ré !

Quand Dimple rencontre Rishi m'a fait l'effet de cette petite brise d'été, à la fois frais et agréable. Je ne peux que le recommander si vous voulez lire une belle histoire entre deux personnages qui vous feront découvrir des pans de culture indienne assez intéressants.

lundi 14 mai 2018

Tag PKJ : Le cinéma


Salut les pandas, il y a un moment que je ne vous avais pas retrouvé pour un tag et comme Madame Pocket Jeunesse en a publié un nouveau, je me suis dit que c'était l'occasion idéale pour y répondre.

1) Citer un livre adapté au cinéma.

Je n'ai pas encore lu la version papier, mais La ligne verte est un de ces films qui reste en mémoire et qui parvient à m'arracher encore des larmes même après l'avoir vu plusieurs fois.



2) Citer un livre que vous aimeriez voir adapté au cinéma.

Oh c'est très facile lorsqu'on me connait : Gardiens des cités perdues est pour moi l'une des meilleures sagas jeunesse du moment, et je rêverais de voir les aventures de Sophie Foster sur grand écran.



3) Citer un livre que vous avez lu avant de voir son adaptation.

Nos étoiles contraires, de John Green. L'adaptation est vraiment pas mal, j'ai bien aimé le choix des acteurs.




4) Citer un livre que vous avez lu après avoir vu son adaptation.

Ici, je vais citer le premier Hunger Games. C'est une amie qui m'a emmené, avec un autre ami, voir le film. J'avais bien aimé l'idée, même si je la trouvais proche de "Battle Royale".



5) Citer un livre dont l'adaptation au cinéma porte un autre nom que le titre du livre.

L'apprenti épouvanteur, de Joseph Delaney, qui a été renommé en "Le septième fils". (le film est assez mauvais, et ne respecte absolument pas les livres. Fuyez-le comme la peste !)



6) Citer un livre dont l'adaptation vous a déçue. 

J'ai commencé à regarder l'adaptation de Percy Jackson et le voleur de foudre, mais j'ai vite abandonné...



7) Citer un livre dont vous avez préféré l'adaptation.

Il est fort possible que ce soit la nostalgie qui parle, mais je vais citer Fifi Brindacier. J'ai vraiment préféré les adaptations qui passaient quand j'étais enfant au livre.



8) Quel est le dernier film adapté d'un livre que vous avez vu?

Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai regardé "The princess bride" de William Goldman, que j'ai bien apprécié. Il ne me reste plus qu'à lire le livre (qui traine dans ma pile à lire, oui je sais...)



9) Citer un livre qui fait des références au cinéma.

Je ne l'ai pas encore lu, mais je sais que Le musée des merveilles parle du cinéma et de son apparition dans les années 20.


Merci à Dame PKJ pour ce chouette tag ! 

Et vous, quelles sont vos réponses ?



Le Wonderling, tome 1

Autrice : Mira Bartók
Editeur : Robert Laffont (R-Jeunesse)
Parution : 17 avril 2018
Pages : 510

Résumé :

Vous êtes-vous déjà retrouvé avec une créature fraîchement orpheline sur les bras ou dont personne ne veut ? Nous avons la solution !

Bienvenue au Foyer pour Créatures Ingérables et Bâtardes, une institution dirigée par la redoutable Mlle Furonkle !
Cette femme méchante et acariâtre considère que ses jeunes pensionnaires qui vivent dans la peur n’existent que pour souffrir et la servir. Hybrides mi-animaux, mi-humains, ces pupilles travaillent comme des forçats à l’école autant qu’à l’usine et ont l’interdiction de se livrer à des activités d’enfants de leur âge, et surtout de chanter ou de faire de la musique. Le Wonderling, sorte de renard à une oreille et au cœur pur et qu’on appelle Numéro 13 (d’après le médaillon avec lequel on l’a trouvé) à défaut de véritable prénom, n’a jamais connu d’autre maison. D’une timidité maladive, il prend pourtant la défense d’une jeune camarade oiseau, Babiole, qui va lui faire deux dons en retour : un vrai prénom – Arthur – … et une amitié indéfectible ! Tous deux vont parvenir à s’échapper du Foyer et vivre d’incroyables aventures au cours desquelles la formidable destinée d’Arthur va se révéler.


Mon avis :

Le Wonderling fait partie de ces livres qui ont attiré ma curiosité avec simplement leur couverture. Il faut reconnaitre qu'elle est jolie et bien travaillée, et ce renard à une oreille soulève bien des questions.

L'histoire nous place dans un monde où les humains et les animaux croisent des êtres hybrides, un peu un mélange des deux, avec parfois une tendance plus forte pour l'un des deux groupes. Au Foyer pour Créatures Bâtardes et Ingérables, Madame Furonkle mène la vie dure à ses petits pensionnaires, qui sont quasiment relégués au rang d'esclaves. En plus de leurs lourdes tâches, les enfants n'ont pas droit à beaucoup de loisirs, la plupart d'entre eux (comme la musique) étant bannis en ces lieux. Parmi ces jeunes pensionnaires se trouve Numéro 13, le renardeau à une oreille, souvent victime de brimades et de moqueries malgré sa profonde gentillesse, qui n'a jamais connu sa famille. C'est après avoir rencontré Babiole, un oiseau équipé d'une hélice, qu'il va prendre son destin en main et s'en aller en quête de son identité. Mais le monde extérieur n'est pas exempt de dangers...

Le scénario m'a beaucoup plu, avec ce coté conte à l'ancienne et cette ambiance lugubre mais où l'espoir ne cesse de briller, même de façon infime. Le voyage de Numéro 13, renommé Arthur par son amie Babiole, est rempli d'embûches et de rencontres, parfois dangereuses, parfois inattendues, mais chacune intéressante. L'autrice développe un univers propre à elle, avec bon nombre de curiosités et de coutumes uniques. Nous sommes loin d'avoir simplement un univers comme le notre avec juste des personnages hybrides ajoutés ci et là. Ajoutez à tout ça un bon nombre de rebondissements qui ne manquent pas de retenir notre attention, et vous avez un livre difficile à lâcher !

J'ai quand même trouvé Arthur assez passif et trop naïf. C'est rarement lui qui prend des décisions importantes, celles-ci sont le plus souvent prises par les personnages qui l'entourent, et il se laisse un peu trop porter par l'histoire. Aussi, le terme de "Wonderling" n'est pas vraiment expliqué. Oui, Arthur est le Wonderling, mais si le lectorat ne sait pas ce que ça signifie, il ne va pas se réjouir pour le héros...

Mis à part ces petits défauts, Le Wonderling est une belle lecture très sympathique, qui m'a évoqué l'univers des histoires de Dickens. Je suis curieux de découvrir la suite et de voir où elle va nous emmener, au vu de la fin de ce premier opus.