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dimanche 11 février 2018

Souvenirs d'Emanon

Auteurs : Shinji Kajio (Scénario) et Kenji Tsuruta (Dessins)
Editeur : Ki-Oon (Latitudes)
Parution : 25 janvier 2018
Pages : 180

Résumé :

1967, dans le sud du Japon. Loin des événements qui agitent le monde, un étudiant prend le chemin du retour après un voyage d’errance. Une longue nuit en ferry s’annonce. Alors qu’il cherche à oublier une énième déception amoureuse en se plongeant dans ses romans de SF, une intrigante jeune femme s’installe à ses côtés.
Fumant cigarette sur cigarette, elle a pour unique bagage un sac à dos marqué des initiales “E. N.” Son nom ? Emanon, ou “no name” lu à l’envers… Elle aussi voyage seule et sans but apparent. D’abord peu bavarde, les yeux dans le vague, elle se rapproche du jeune homme, car il lui rappelle un ancien amour… datant de plusieurs siècles !
Au fil de la conversation, elle lui dévoile son secret : sous ses airs d’étudiante, elle cache une âme vieille de trois milliards d’années ! Ses souvenirs remontent au plus profond des âges, avant même l’apparition de l’humanité. Son récit dépasse toutes les histoires de SF. Cette nuit en compagnie d’Emanon va bouleverser à jamais la vision du monde du jeune voyageur…

Mon avis :
J'ai découvert le travail de Kenji Tsuruta il y a une quinzaine d'années lorsqu'un ami m'avait prêté le manga Forget me not que j'avais beaucoup apprécié et j'ai été ravi de voir que d'autres de ses oeuvres commencent à être publiées dans nos contrées.

Souvenirs d'Emanon est une adaptation en manga de nouvelles de l'auteur Shinji Kajio. Cela se ressent un peu par la vitesse du récit mais ça ne gêne aucunement le plaisir de la lecture. Je dois dire que l'histoire est très plaisante à suivre et éveille en nous bien des questions : comment réagiriez-vous si une jeune fille vous avouait qu'elle possède des souvenirs qui remontent à des milliards d'années, à l'époque de l'apparition de la vie sur Terre ? Une histoire assez abracadabrantesque s'il en est... vérité ou fiction ?

Je ne peux pas ignorer la qualité impressionnante des dessins. Tsuruta a un trait tellement fin et un encrage tellement beau, chaque case est un plaisir pour les yeux. Certains plans, comme des vues du bateau sur lequel se déroule l'histoire, sont à tomber ! Mention spéciale au design d'Emanon, qui transpire le coté désinvolte des années 60 avec cette inspiration baba-cool. L'ambiance de cette époque est assez bien reproduite d'ailleurs.

Ce one-shot est une belle réussite, un voyage au coeur de l'histoire, troublante, d'une jeune fille sur fond de science-fiction. Tsuruta prouve une fois de plus que c'est un grand artiste et je serais curieux de lire les nouvelles de Shinji Kajio, s'il existe une version française.

jeudi 19 octobre 2017

Throwback Thursday : Sanglant


Bienvenue, les pandas. Je vous retrouve pour une nouvelle session du Throwback Thursday, le challenge de Bettierose qui, sur un thème donné, nous permet de présenter des lectures passées, chroniquées ou non. Le thème de ce jour porte sur...


Quoi de plus indiqué pour cette période d'Halloween ?

Attention, vu le thème, je vais parler d'une oeuvre déconseillée aux moins de 15 ans, avec des images qui ne sont pas pour les yeux sensibles !


Une fois encore, je vais aborder une série dont je n'ai pas encore parlé sur le blog. Nommée "Kurosagi, livraison de cadavres" dans notre bonne vieille langue française, cette série de manga ne manque pas d'hémoglobine et de corps mutilés. Je vous laisse vous faire un premier avis avec le résumé :

Sasaki, Karatsu, Numata, Yata et Makino sont tous étudiants en 4è année dans une université bouddhiste. Ils font également partie d'une amicale un peu spéciale qui aide la police locale à ramasser des cadavres en forêt... A cette occasion, Karatsu, le dernier venu, découvre avec étonnement les compétences particulières de ses compagnons : Numata est médium et repère les cadavres grâce à son pendule, Yata communique avec les extra terrestre par l'intermédiaire de sa marionnette , Makino n'a pas son pareil pour embaumer un corps et le rendre présentable et Sasaki adore photographier les morts avant de les exposer sur internet... Pas en reste Karatsu va avouer à ses camarades qu'il possède lui aussi un don, il peu communiquer avec les esprits des défunts...

Ce que je peux dire, c'est qu'il s'agit d'un manga atypique, qui ose allier l'humour (parfois noir) avec des histoires plus sombres et sérieuses. Écrites par ÔTSUKA Eiji, celles-ci s'apparentent le plus souvent à des enquêtes visant à retrouver un assassin suite à la découverte d'un corps, ou à exaucer le dernier souhait du cadavre retrouvé, souhait exprimé à travers le pouvoir de Karatsu, qui lui permet de parler aux morts en posant la main dessus. Bon, le plus souvent, ce sont des histoires impliquant des crimes, tantôt classiques tantôt assez... originaux. Sans oublier une petite dose de surnaturel...

L'un des points forts de la série, ce sont les dessins de YAMAZAKI Hôsui, qui sont fins et détaillés, mais également assez expressifs sans toutefois tomber dans l'absurde. L'artiste parvient également à rendre un aspect macabre et malsain quand il le faut, essentiellement sur les illustrations représentant des cadavres et des mutilations... j'avoue que certains m'ont fait tourner la tête, et jamais je n'oublierai une certaine histoire avec un parasite qui prend possession des corps humains.

Mais une autre force de ce manga, ce sont ses personnages. Notre petite bande est diversifiée et complémentaire et aucun personnage n'est superflu, pas même la marionnette extra-terrestre (toute une histoire !) portée par Yata. Bien souvent sans le sou, ils se débrouillent toujours pour survivre, à l'aide de petits jobs, jusqu'à ce qu'une nouvelle affaire leur tombe dessus et leur rapporte, parfois, un petit quelque chose. 

Les tomes peuvent se lire indépendamment les uns des autres sans que ça ne pose de problème pour comprendre le scénario. Il y a quand même un petit fil rouge, essentiellement sur les relations entre les personnages mais aussi sur l'entité qui suit Karatsu et qui l'aide souvent lors des enquêtes. Aussi, je sais que la plupart des lecteurs jette le petit bandeau de papier qui entoure un ouvrage, mais pour cette série, je suggère de les garder, car ils changent à chaque volume, mettant en scène nos personnages dans des situations souvent cocasses.

Vingt tomes sont parus à ce jour, et la série reste toujours aussi intriguante. Je reprocherais un léger manque d'innovation sur les tomes les plus récents, mais c'est un problème qui survient toujours au moins une fois sur les longues séries. Il n'empêche que si vous aimez les enquêtes, les ambiances un peu "thriller", le surnaturel et les personnages originaux, ce manga est fait pour vous.




jeudi 5 octobre 2017

Throwback Thursday 52 : C'est la guerre


Bienvenue, les pandas. Je vous retrouve pour une nouvelle session du Throwback Thursday, le challenge de Bettierose qui, sur un thème donné, nous permet de présenter des lectures passées, chroniquées ou non. Le thème de ce jour porte sur...


La guerre, ou plus généralement un conflit, un combat... un thème très vaste. J'ai pas mal réfléchi à une lecture moins conventionnelle que d'habitude, je voulais éviter de tomber dans ces livres très connus comme Hunger Games... et puis, je me suis dit que j'avais assez peu parlé d'un manga qui entre bien dans la catégorie du conflit.

Assassination Classroom est un manga de Yûsei Matsui de type shonen (pour les garçons) et qui a commencé à être publié au Japon en 2012. Voici le résumé :

Un jour, des membres du gouvernement ont débarqué dans la classe des élèves en échec du célèbre collège Kunugigaoka. Ils sont arrivés escortés d’une créature tentaculaire prétentieuse. Elle a des raisons de l’être, car elle vient juste de réduire en poussière 70 % de la Lune. Comme son œuvre suivante est l’anéantissement de la Terre, elle est venue annoncer son projet à l’humanité. La réaction de celle-ci a été des plus saines : tenter d’éliminer la créature avant qu’elle n’accomplisse son projet…

Seul bémol, elle se déplace à une vitesse hypersonique. Aucune armée d’élite ni aucun sniper chevronné ne sont parvenus à atteindre une cible aussi rapide. À court de solutions, les gouvernements de la planète ont décidé de confier la lourde tâche de l’élimination de cette menace à la classe de 3e E.

En effet, pour une raison encore mystérieuse, la créature a désiré devenir le professeur de cette classe en particulier. Les élèves d’abord déconcertés vont accepter de jouer le jeu à l’annonce des 100 milliards de yens de récompense. La classe de 3e E reste composée malgré tout de tueurs improvisés. Depuis, les élèves doivent comploter quotidiennement pour trouver un moyen d’éliminer leur curieux professeur titulaire avant la fin de l’année scolaire. Cette étrange créature à l’apparence de poulpe est devenue leur cible à abattre !

Il faut alors faire preuve d’ingéniosité pour tuer un prof qui se déplace à Mach 20 et qui se régénère en quelques secondes. Le pire, c’est qu’il est plutôt bon prof ! Il sait conserver l’ordre au sein de son cours : “Les tentatives d’assassinat ne doivent pas perturber les cours”. Mais attention, les élèves de la 3e E ne sont pas les seuls ! Un agent du ministère de la Défense surentraîné comme prof de sport et des tueurs à gages faisant office de professeurs remplaçants sont là pour les coacher et tenter eux-mêmes d’assassiner Korosensei.

Une année scolaire mouvementée est à prévoir au sein de cette classe qui tue !  

Comme vous l'aurez constaté, le conflit est bel et bien au centre de l'histoire, et je dois dire qu'on en prend plein les mirettes. Si vous avez soif d'action, ne cherchez pas plus loin, ce manga est fait pour vous.

Toutefois, et c'est ce que j'apprécie dans cette série, l'auteur ne se contente pas que de combats et autres plans visant à tuer cet créature, il nous montre également la vie d'une troupe d'étudiants rejetés au sein même de leur école à cause de leurs échecs scolaires, mis au rebut (littéralement : ils sont scolarisés dans une cahutte en retrait du prestigieux établissement scolaire) et abandonnés à leur sort, moqués par les élèves de plus hauts niveaux. Leur rencontre avec Koro Sensei va changer leur vie au plus haut point, car contre toute attente, il les prendra sous son aile (ou ses tentacules) et se fera un devoir de les aider à progresser dans leurs études.

D'ailleurs, contrairement à ce qu'on pourrait croire, Koro Sensei est un personnage vraiment intéressant. Hormis ses pouvoirs hallucinants, il déborde de générosité et est assez comique, notamment par son coté timide ou légèrement pervers, ou encore sa couleur de peau qui change selon son humeur. Il a aussi ses péchés mignons et n'hésitera pas à parcourir la moitié du globe pour aller se chercher un croissant à Paris, et il lui arrive même de se retrouver sans le sou en fin de mois, une situation assez peu courante avec les extra-terrestres. Mais il faut garder en tête que c'est une créature dangereuse, et les passages où il entre dans une colère noire suffisent à se le rappeler...

Les élèves de la classe possèdent tous leur propre personnalité et se verront dotés au moins une fois de passages les mettant en avant. Certains sont plus récurrents que d'autres, comme Nagisa, qui est un peu le personnage principal (après Kuro), doté d'une apparence androgyne et d'une intelligence fine, ce qui se révélera fort utile au fil des tomes. Découvrir tous ces personnages est l'un des plaisirs de cette série, donc je choisis de ne pas trop en divulguer ici, j'espère que vous ne m'en voudrez pas.

Au niveau des dessins, c'est assez bon, les personnages sont expressifs, ils adoptent même parfois des attitudes assez cartoonesques. Bon, je pinaille, mais il y a parfois des poses et attitudes qui semblent raides ou simplement bizarres, mais en général le tout se tient bien. Quant aux décors et à l'encrage, rien à redire, c'est impeccable.

J'apprends en écrivant cette chronique que la série s'achève au tome 21, les éditions Kana ne devraient pas tarder à sortir le tome 19. Une série pas trop longue et qui, sous un aspect basique et bourrin, cache une histoire plus profonde qu'il n'y parait, avec un personnage central vraiment atypique et inattendu.




jeudi 28 septembre 2017

Throwback Thursday #51 : Artiste en scène !


Bienvenue, chers panda, pour ce nouvel épisode du Throwback Thursday, le rendez-vous hebdomadaire lancé par la charmante BettieRose et qui nous permet de revenir sur des lectures passées, sur un thème donné.


Que voilà un thème qui me parle. Artiste moi-même mais aussi grand lecteur d'oeuvres illustrées, j'ai eu beaucoup d'idées pour ce thème, mais il y a une œuvre que j'ai envie de présenter :

Auteurs : Hirosuke Kizaki (dessins), Karibou Marley (scénario)
Editeur : Soleil Manga
Parution : 25 janvier 2006
Pages : 250


Ce manga parle de Nemu, une jeune fille de 13 ans qui possède un don incroyable pour le dessin. Celle-ci n'ose pas montrer ses créations en personne à la mangaka du coin, Reiko Itoh et les lui laisse dans sa boite aux lettres en n'indiquant que son nom...
C'est alors qu'elle fera la rencontre avec un autre mangaka à qui, cette fois, elle montrera ses planches en personne avec l'aide de ses camarades de classe, ce qui pourrait changer à tout jamais sa vie...

Les dessins de la vie est un manga calme et contemplatif, doté de dialogues courts, parfois même de cases muettes et qui laisse son récit avancer doucement mais sûrement. Cette douceur dans le rythme, que l'on retrouve d'ailleurs dans le caractère de Nemu, nous permet aussi de voir les personnages évoluer et grandir, mentalement et artistiquement. 

Au niveau des dessins, c'est du bonbon pour les yeux. Magnifiques, fins, précis et stylés, je suis admiratif devant ces planches, ces cases. Les expressions, l'encrage, tout me plait, me fascine et me donne envie de m'arrêter et d'observer. Les personnages sont représentés en animaux anthropomorphes, le plus souvent des chats, et ça passe tout seul. 


Véritable petite perle, Les dessins de la vie fait partie de ces livres qui resteront toujours dans ma bibliothèque. Il est d'autant plus tragique qu'il ne connaitra jamais de fin. D'abord parce que l'artiste Hirosuke Kizaki a mis en suspend ses trois séries, persuadé de ne pas pouvoir aller au-delà d'un tome par série. Mais surtout parce que l'artiste est décédé d'une crise cardiaque à 35 ans, en l'an 2000.

vendredi 28 juillet 2017

Springald

Auteur : Kazuhiro Fujita
Editeur : Ki-Oon Seinen
Parution : Septembre 2016
Pages : 248

Résumé :

Au cœur de Scotland Yard, le Black Museum conserve secrètement les pièces à conviction des enquêtes liées aux pires criminels du pays, dont le mystérieux Jack Talons-à-Ressort…

Londres, 1837. Un monstre aux jambes immenses, à la bouche en feu et aux griffes acérées apparaît la nuit pour déchirer les vêtements d’innocentes jeunes filles avant de s’enfuir en sautant de toit en toit, ne laissant derrière lui que l’écho d’un rire aigu aux accents de folie… Son surnom : Jack Talons-à-Ressort !

Le criminel disparaît de lui-même au bout de six mois… avant de refaire la une des journaux trois ans plus tard. Mais cette fois, pour meurtre ! Ce qui avait des allures de farce a pris un tour macabre : les victimes, toutes des femmes, sont retrouvées éventrées... L’inspecteur James Rockenfield, connu pour ses méthodes d’investigation brutales, s’est juré de mettre la main sur l’insaisissable Jack. Hélas, l’enquête se corse lorsque les indices le mènent aux portes du manoir d’un des nobles les plus fortunés du pays…

Kazuhiro Fujita revisite avec brio le mythe de Jack Talons-à-Ressort, une des légendes urbaines les plus populaires de l’Angleterre du XIXe siècle ! Entre faits réels, dark fantasy et steampunk, laissez-vous entraîner dans l’univers sombre du premier récit de la collection “Black Museum” !

Mon avis :

Kazuhiro Fujita fait partie de ces mangakas que j'adore. Je vous ai déjà parlé plus d'une fois de son extraordinaire série Moonlight Act (foncez dessus !!!) d'ailleurs. A présent, l'éditeur Ki-Oon sort une autre série de l'auteur, The Black museum.

Springald est un one-shot qui revient sur une légende oubliée du XIXe siècle, celle du Spring-heeled Jack, autrement dit Jack Talons-à-ressort. Doté d'une ambiance sombre, ce manga pour adulte se révèle passionnant et haletant ! L'enquête visant à découvrir qui se cache derrière le masque de Jack déborde de rebondissements en tous genre. Surtout lorsque les actions de Jack Talons-à-ressort, qui pouvaient être assimilées à de simples farces, deviennent plus violentes, apportant son lot de cadavres. Est-ce le même Jack qu'il y a trois ans ?...

La mise en scène est très dynamique mais surtout, les dessins de Fujita sont toujours aussi bons, expressifs et complètement dingues et les scènes d'action sont à couper le souffle. J'ai retrouvé toutes les qualités que j'avais appréciées dans Moonlight Act dans ce manga, pour mon plus grand plaisir. C'est simple, je l'ai lu d'un trait tellement j'étais accroché dedans. Ce mec est un génie, un artiste qui possède un talent immense en dessin, mais aussi en composition et en cadrage. Son travail m'inspire énormément.

Sachez aussi qu'il y aura une autre histoire dans la série The black museum, qui s'appellera Ghost and the lady, en deux tomes, dont le premier est paru chez le même éditeur le 27 avril dernier, et que je lirai assez vite. Une histoire qui reviendra sur la légende urbaine de l'homme en gris, célèbre fantôme du théâtre londonien de Drury Lane ayant sévi durant plus de cent ans...


mercredi 28 juin 2017

Qualia under the snow

Auteur : Kii Kanna
Editeur : Taifu comics (yaoi)
Parution : 26 janvier 2017
Pages : 224

Résumé :

Akio Kobayashi est passionné par les plantes et préfère leur compagnie à celle des personnes. Umi Ôhashi, un étudiant gay, enchaîne les aventures sans lendemain. Tous deux dans la même université, ils habitent également dans le même foyer étudiant. Inévitablement, ils finissent par passer beaucoup de temps ensemble. Ces moments vont leur permettre d’apprendre à mieux se connaître et se comprendre. Ainsi, au fur et à mesure que le temps passe, leur relation évolue. Découvrez un récit de tranche de vie empreint de douceur et d’innocence. Une immersion dans le quotidien d’une jeunesse qui malgré ses doutes et ses incertitudes ne demande qu’à accepter ses sentiments et vivre pleinement sa vie !

Mon avis :

Le week-end dernier, je me suis fait une session de lecture de mangas, car j'en ai pas mal dans ma pile à lire et j'avais envie de l'alléger.

Dans cette pile se trouvait ce one-shot, un manga de type yaoi (en gros un manga parlant de relations sentimentales et/ou sexuelles entre deux personnages masculins). L'histoire nous présente donc Akio, un étudiant solitaire, qui préfère s'occuper de ses plantes que les sorties. Il rencontrera alors Umi, un autre étudiant qui ne veut pas s'attacher en amour et préfère les histoires d'un soir avec d'autres hommes. Vivant dans le même foyer étudiant, ils vont passer de plus en plus de temps ensemble.

Ce manga se classe bel et bien dans la branche des yaoi, mais il s'agit surtout d'une histoire douce, une tranche de vie, l'histoire d'une belle rencontre entre deux personnalités opposées qui ont été blessées dans la vie. Par exemple, le père d'Akio était de ceux qu'on nomme les pères absents, qui disparaissait en journée pour ne revenir que la nuit, quand ça le chantait, jusqu'à s'évaporer un jour en laissant sa famille derrière lui. Cet événement a laissé son empreinte, Akio garde en lui une rancoeur envers son géniteur, tout en fumant la même marque de cigarettes que lui. Un sentiment qui va parfois avoir un impact sur sa relation avec Umi, car le jeune homme ne comprend pas comment son nouvel ami peut vivre d'histoires sans lendemain.

Le scénario repose aussi sur des valeurs comme l'acceptation de soi et les douleurs engendrées par l'incompréhension. Il y a aussi une touche de feel good tout à fait adapté et bienvenu dans ce genre d'oeuvres. Un autre détail qui peut avoir son importance auprès de certains lecteurs/lectrices : il n'y a aucune scène de sexe (au plus, on voit sur deux cases deux personnages dénudés, rien de pornographique). Le manga se centre essentiellement sur les émotions et la relation entre les personnages et comme vous le savez si vous me lisez depuis un moment, c'est un aspect que j'apprécie beaucoup dans une lecture !

Enfin, j'ai beaucoup aimé les dessins, à la fois simples mais détaillés comme il le faut, aux expressions réussies et à l'encrage fin et précis. Je suis curieux de voir d'autres mangas de cet auteur.

Qualia under the snow est un one-shot tendre et attendrissant qui vous fera passer un bon moment de lecture. Je le recommande chaudement !

jeudi 9 février 2017

Throwback Thursday Livresque #18 : LGBT+


Salut les pandas. Je vous retrouve de nouveau pour ce rendez-vous hebdomadaire lancé par la délicieuse BettieRose, rendez-vous qui je le rappelle a lieu chaque jeudi et nous permet de revisiter certaines lectures au travers de thèmes divers. Et pour aujourd'hui, ce sera un thème assez ouvert, à savoir l'orientation LGBT+ et/ou les minorités.


J'ai tout de suite su de quelle oeuvre vous parler. Ce sera un manga, cette fois, sorti en 2004 chez nous.

Love my life, de Yamaji Ebine


Ichiko Izumiya est une jeune étudiante en anglais, qui souhaite marcher dans les pas de son père, traducteur de romans américains branchés. Elle se décide enfin à lui avouer qu'elle est amoureuse d'Eriko, une étudiante en droit. Ichiko va tenter de vivre son homosexualité en paix et être amenée à s'interroger sur la nature de sa relation : est-elle réellement homosexuelle ou simplement amoureuse d'un être sensible qui se trouve être du même sexe qu'elle ?

Voici aussi une citation apparaissant en quatrième de couverture :

Les oeuvres Yamaji Ebine font beaucoup pour la reconnaissance et la compréhension profonde de l'homosexualité, beaucoup plus que tous les discours revendicateurs. Une justesse qui sait nous toucher au coeur et nous invite à reposer son manga avec un regard neuf et limpide, lavé de nos préjugés.

Et je ne peux qu'être d'accord avec cette déclaration. C'est un manga fort sensible, par son histoire que j'ai trouvée belle et poignante, mais aussi par le dessin de l'artiste et ses traits fins mais précis, qui ne manque absolument pas de donner à ses protagonistes un panel d'expressions variées, les rendant attachants. Une œuvre qui aide à ouvrir les yeux et comprendre davantage les problèmes que peuvent rencontrer les homosexuels, face par exemple au jugement des parents et de la société. Mais aussi une jolie histoire d'amour entre deux femmes, qui m'a touché.

Il faut aussi savoir que (Je cite la préface de l'éditeur) "Love my life est le premier yuri à être publié en France. On qualifie de yuri un récit traitant de l’homosexualité féminine, pendant du yaoi qui met en scène des relations amoureuses masculines".

Bref, si vous avez un jour la chance de le trouver (Il est épuisé) n'hésitez pas à le lire. Il est paru aux éditions Asuka.

mardi 4 octobre 2016

The bride of the fox spirit

Auteurs : Rihito Takarai & Miryû Masaya
Editeur : Taifu Comics
Parution : 28 juillet 2016
Pages : 220

Résumé :

Le jour tant attendu du mariage de l’esprit renard, Ginrei, avec la princesse renarde, Menou, est enfin arrivé.
Malheureusement, un évènement imprévu va venir bouleverser cette cérémonie… l’intervention d’Handa Shin, un jeune homme sans emploi et sans-abris, à la recherche d’un refuge pour se protéger d’une averse. Il tombe alors sur le temple de Ginrei et décide de s’y abriter. Épuisé et affamé, Shin ne peut résister à la vue de la nourriture présente sur l’autel de Ginrei et la dévore sans savoir qu’il s’agit des offrandes destinées au mariage des deux esprits renards. Shin ne le sait pas encore, mais il vient de signer un accord qui fait de lui la « femme » de Ginrei !


Mon avis :

Je tiens tout d'abord à remercier Taifu Comics et Livraddict qui m'ont fait parvenir ce manga dans le cadre d'un partenariat.

Comme vous l'aurez lu dans le résumé plus haut, ce manga nous présente Shin qui, par un sacré coup du hasard, se retrouve marié avec l'esprit renard Ginrei. Menou, la promise de ce dernier, ne l'entend pas ainsi et impose aux nouveaux mariés de trouver une solution pour rompre le charme de cette alliance dans un délai assez court, sans quoi elle dévorera Shin et augmentera la somme de la dot que devra lui payer Ginrei. Notre petite troupe d'esprits va découvrir que Shin, bien qu'humain, possède un don, le kotodama, donnant à ses paroles une influence magique, qu'elles soient positives ou négatives. Ginrei va alors emmener son mari s'entraîner pour maîtriser ce pouvoir, en espérant rompre le lien avant le délai imparti.

Nous sommes ici dans un cadre contemporain fortement teinté de fantastique, avec un bestiaire tout droit tiré du folklore japonais, avec ses fameux yokais. Les non-initiés ne seront pas perdus, grâce aux notes donnant de précieuses explications, permettant une bonne compréhension de ce manga. Personnellement, j'aime beaucoup les histoires de yokais, même si j'ai parfois du mal à retenir les noms. Cela reste néanmoins un univers qui me fascine, et j'ai été satisfait par ce qui m'a été présenté dans ce one-shot.

Le scénario est simple mais efficace, et a le mérite de ne pas traîner en longueur. La quête principale ne prend pas tout le volume, elle se conclut au bon moment, mais nous ne quittons pas les protagonistes pour autant car nous les suivons dans un "après", et j'ai beaucoup aimé ça. Tout au long du récit, un dicton revient quelques fois : Quand on renonce avant d'avoir commencé, ça ne donne jamais rien de bon. Une petite leçon de vie agréable et discrète.

Le duo formé par Shin et Ginrei est bien équilibré, entre l'humain qui débarque dans un monde qui n'est pas le sien, et l'esprit renard, fier et autoritaire, qui se voit chargé de prendre sous son aile un intrus. Leur relation va s'étoffer au fil des pages, avec parfois un peu d'ambigüité amenant quelques situations cocasses. Je parle d'ambigüité, mais le récit ne tourne pas au yaoi, ça reste du tout public, même si certains passages sont libres d'interprétation.

Les dessins ne sont pas en reste. Rihito Takarai a un trait fin et soigné, parfois même délicat. Les décors sont également très beaux.

Ce one-shot m'a plu, je l'ai lu d'une traite avec plaisir. Je le recommande si vous êtes adeptes de yokais, de magie et d'histoire légère mais efficace.