Bienvenue, chers panda, pour ce nouvel épisode du Throwback Thursday, le rendez-vous hebdomadaire lancé par la charmante BettieRose et qui nous permet de revenir sur des lectures passées, sur un thème donné.
Que voilà un thème qui me parle. Artiste moi-même mais aussi grand lecteur d'oeuvres illustrées, j'ai eu beaucoup d'idées pour ce thème, mais il y a une œuvre que j'ai envie de présenter :
Ce manga parle de Nemu, une jeune fille de 13 ans qui possède un don incroyable pour le dessin. Celle-ci n'ose pas montrer ses créations en personne à la mangaka du coin, Reiko Itohet les lui laisse dans sa boite aux lettres en n'indiquant que son nom...
C'est alors qu'elle fera la rencontre avec un autre mangaka à qui, cette fois, elle montrera ses planches en personne avec l'aide de ses camarades de classe, ce qui pourrait changer à tout jamais sa vie...
Les dessins de la vie est un manga calme et contemplatif, doté de dialogues courts, parfois même de cases muettes et qui laisse son récit avancer doucement mais sûrement. Cette douceur dans le rythme, que l'on retrouve d'ailleurs dans le caractère de Nemu, nous permet aussi de voir les personnages évoluer et grandir, mentalement et artistiquement.
Au niveau des dessins, c'est du bonbon pour les yeux. Magnifiques, fins, précis et stylés, je suis admiratif devant ces planches, ces cases. Les expressions, l'encrage, tout me plait, me fascine et me donne envie de m'arrêter et d'observer. Les personnages sont représentés en animaux anthropomorphes, le plus souvent des chats, et ça passe tout seul.
Véritable petite perle, Les dessins de la vie fait partie de ces livres qui resteront toujours dans ma bibliothèque. Il est d'autant plus tragique qu'il ne connaitra jamais de fin. D'abord parce que l'artiste Hirosuke Kizaki a mis en suspend ses trois séries, persuadé de ne pas pouvoir aller au-delà d'un tome par série. Mais surtout parce que l'artiste est décédé d'une crise cardiaque à 35 ans, en l'an 2000.
Autrice : Marie Pavlenko Editeur : Flammarion Jeunesse Parution : 8 mars 2017 Pages : 462
Résumé :
Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures,
rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce
n'est pas le pire, non.
Le pire est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des
magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du
courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un
soleil.
Mon avis :
Il y a quelques jours, nous vivions la fin de l'été et le soleil hésitait encore à se montrer. Même si j'adore l'automne et ses couleurs, les doux rayons de soleil de l'été me manquaient, et quoi de mieux pour en retrouver un peu que de lire un livre dont le titre parle de cet astre ?
L'histoire de Je suis ton soleil nous fait rencontrer Déborah, qui vit avec ses parents et Isidore, le chien-clodo qui sent mauvais et dévore ses chaussures. La vie de la jeune fille est assez classique, avec les études et les amis, jusqu'à cet instant où elle aperçoit son père avec une femme qui n'est pas sa mère, alors qu'il leur raconte qu'il est débordé de travail. Ajoutons à cela le comportement de sa mère, qui se met à découper sans relâche dans des magazines et s'isole mentalement, et vous aurez déjà une petite idée du point de départ du scénario.
Je suis ton soleil, c'est d'abord une histoire sur la quête de soi, sur l'acceptation de soi et de ses choix. C'est un livre où on rencontre des gens qui sont à un moment de leur vie décisif, où ils doivent faire des choix et aller dans la direction qui leur convient.
Mais c'est aussi une histoire portée par l'amour, sur plusieurs aspects. D'abord le coté familial, représenté par la famille de Déborah, qui d'abord se fissure, éclate, se retrouve en danger, pour finalement se révéler tellement plus fort qu'il brille et se répare, se modifie et se renouvelle. Il y a aussi cet amour amical, avec des personnages comme Eloïse, l'amie de Déborah, ou encore Jamal, le pote passionné par les grosses araignées. Et Victor, qui va osciller entre l'amour amical et l'amour avec majuscule. Et puis il y a Isidore, le chien pépère, une présence agressive olfactivement mais indispensable dans le foyer de notre héroïne.
Sous ses apparences d'histoire pour adolescents se cache un récit plus profond et assez touchant. Le style de Marie Pavlenko est fluide et teinté de dérision, c'est un plaisir de lire sa plume.
Je suis ton soleil est un rayon de douceur, de rires et de larmes, et il ne manque pas de réchauffer notre coeur. Mention spéciale à cette couverture brillante qui ne manque pas de se faire repérer dans les rayons des librairies.
Bienvenue, chers pandas, pour la découverte d'un nouveau swap. Au programme, ce sera un "anti swap". Vous ne savez pas ce que c'est ? Je laisse Laurence Authentique, l'organisatrice, vous l'expliquer :
"J'ai envie de vous proposer un anti-swap, un concept qui, même si
le nom prête à confusion à mon sens, correspond à beaucoup de mes
valeurs. Et je me suis dit que, peut-être, je n'étais pas la seule par
ici. J'ai découvert le principe sur la chaîne de Laëtitia "Le corps, la maison, l'esprit" et j'adore ! Un anti-swap c'est un swap SANS RIEN ACHETER. Donc
c'est recevoir plein de surprises, que ce soit des livres d'occasion,
des MP déjà utilisés peut-être, des petits objets de seconde main, ou
faits main d'ailleurs, uniquement des choses que vous avez déjà chez
vous ! Alors peut-être que votre binôme aura chez elle un livre que
vous rêvez d'avoir et qu'elle a déjà lu. Ou peut-être que vous
découvrirez un livre dont vous n'avez jamais entendu parlé. Bien sûr,
vous pourrez vous appuyer sur la bibliothèque Livraddict de votre binôme
pour ne pas lui envoyer un livre qu'elle possède déjà Pour rester dans l'état d'esprit, rien ne sera imposé, chacun sera libre de se mettre d'accord avec son binôme, tiré au hasard Place à l'impro et à l'altruisme
L'occasion
de montrer que les swaps ce n'est pas une question d'argent, de moyens,
et qu'on peut tout à fait se faire plaisir en donnant une seconde vie à
nos objets (sans transformer votre swap en poubelle, cela va de soi ! )
Vous
l'aurez compris, pour apprécier cet anti-swap il faut aimer les
surprises, les livres d'occasion, le seconde main, avoir cet état
d'esprit de recyclage, d'économie, d'écologie... Etc."
C'est sûr
que c'est un état d'esprit. Comme par exemple en tant que swappeuse,
accepter de voir passer dans d'autres swaps des livres ou des MP qu'on a
reçu/envoyé
Personnellement cela ne me pose aucun problème (tout comme revendre,
échanger, etc.) mais si tu aimes conserver tes livres, tu as le droit "
Le but est principalement de faire plaisir, avec ce qu'on a chez soi. Une idée très plaisante, qui permet d'offrir une nouvelle vie à ses livres et à divers objets.
Passons au contenu du swap. Shirley m'a gâté comme pas permis !
Je suis un gourmand, je ne le cache pas, et cette barquette de nougats ne va pas faire long feu. Je raffole du nougat !!
Un gel douche et une crème pour la peau, deux produits qui sentent très bon et que je suis curieux d'essayer dans la douche. En plus, j'ai vu que la crème peut aussi servir pour les pieds fatigués, ça tombe bien dans mon cas ^^
J'ai été très agréablement surpris en déballant ce livre. Il y a quelques années, j'ai trouvé le premier tome des Chroniques de Pont-aux-Rats, que je n'ai pas encore lu car je savais qu'un tome 2 était sorti mais impossible de le trouver. Je l'avais mis dans ma wish-list sur Livraddict sans trop y croire, et le voilà. Shirley, tu viens de combler une frustration et je t'en remercie !
Un assortiment de figurines super sympa ! Déjà, je suis fan de Sailor Venus, la figurine va aller décorer une de mes étagères à mangas ! J'adore le Dingo, je n'avais jamais vu cette gamme de figurines. Le Pez Yoshi m'a fait rire, car il y a quelques semaines, je regardais ce qui se faisait en Pez ces temps-ci et j'hésitais à en acheter un. Pratiques-tu la télépathie, Shirley ? Oh, et j'adore les figurines Frozen, en particulier le renne qui est tout bonnement a-do-ra-ble.
La trilogie des Chroniques du monde émergé ! Je lorgne dessus depuis quelques mois, j'en ai entendu tellement de bien, et ici je reçois les trois d'un coup ! Vous ne le voyez pas là, mais je frétille de joie ^^
Lors de nos discussions, nous avons découvert que nous aimons tous les deux les joies des agendas/planners/bullet journals. J'en ai commencé un cette année et je réussis à m'y tenir, et je m'amuse à le décorer. Shirley a eu le nez fin et m'offre carrément tout un kit avec des porte-mines (ça tombe très bien, le mien se fait vieux !), des post-its, un joli carnet bleu, des marqueurs à deux pointes, du masking tape aux motifs marins et des clips, pratiques pour mon agenda ! Sur la photo, j'ai aussi mis la superbe carte ^^
Que dire d'autre à part un énorme merci à toi Shirley ? Tout me comble, tout me plait, j'ai hâte d'étrenner ce matériel de papeterie et ces livres, ces nougats... bref, tout. Merci, et j'espère que nous garderons contact car c'est un plaisir d'échanger avec toi, et qui sait, peut-être nous retrouverons-nous sur un futur swap ?
Voici la vidéo de Shirley :
Merci aussi à Laurence pour l'organisation de ce swap. J'espère qu'une nouvelle édition sera lancée.
Sur ce, je vous laisse avec un de mes deux gredins qui a apprécié les rubans d'emballage et je vous dis à bientôt !
Bienvenue, chers panda, pour ce nouvel épisode du Throwback Thursday, le rendez-vous hebdomadaire lancé par la charmante BettieRose et qui nous permet de revenir sur des lectures passées, sur un thème donné.
Cette fois-ci, nous parlons d'amour. Le thème est assez large, et j'ai envie de reparler d'un roman atypique. J'entends par là qu'il parle d'un amour dont, en général, les gens ne parlent pas, ou dont ils ne veulent pas parler : l'amour entre un frère et une sœur. Quoi de mieux alors que le roman Pardon d'Erika Boyer ?
Voici ce que j'en disais dans ma chronique :
J'ai aimé l'écriture d'Erika, qui est belle, simple et claire. Erika parvient à nous conter ici une histoire qui, au
départ, peut faire lever un sourcil, sans tomber dans l'apologie de
l'inceste ou démoniser cet acte. L'auteure trouve une voix juste,
qui nous montre cette situation mais surtout, les conséquences qu'elle
apporte sur l'entourage de Will : dégoût, acceptation, questionnement,
troubles et j'en passe. Et le personnage de Will n'en reste pas là, car
son amour interdit le fait passer par différents stades, tels que la
haine de soi, et ce garçon ne sera pas au bout de ses surprises, car en
plus, Erika aime placer des cliffhangers et faire bouger son scénario ! Pardon nous
présente donc une romance peu usuelle, tabou mais traitée avec beaucoup
de réflexion et de justesse. Que l'on accepte ou non ce genre de
relation, ce roman nous offre, simplement, une belle histoire sans
prêchi-prêcha. Je pense sincèrement qu'Erika Boyer a le potentiel pour
nous emporter dans de belles histoires et j'espère pouvoir lire d'autres
de ses écrits.
Voilà donc un roman que je ne peux que conseiller si vous n'avez rien contre les amours inhabituels et que vous recherchez avant tout une histoire tendre, belle et écrite par une autrice talentueuse et très sympathique.
Autrice : Hayat El Yamani Editeur : Editions Persée Parution : 17 octobre 2016 Pages : 163
Résumé :
En retrouvant par hasard son amour d’étudiante sur Facebook, Frida
n’imaginait pas que tant de souvenirs remonteraient à la surface. Les
photos et les actualités qui défilent font ressurgir dans sa tête
admiration, frustration, et quantité de sentiments enfouis.
Elle ressent à nouveau l’intimité partagée vingt ans plus tôt, le doute,
la jalousie, le renoncement. Alors elle rédige un message qui, comme
une bouteille lancée à la mer, ramènera dans son sillage bien des
surprises.
Un roman tout en douceur qui rappelle l’infime frontière entre l’amour
et l’amitié. Loin des clichés de la littérature sentimentale, on oscille
avec les personnages entre le passé et le présent. On rature et on
réécrit l’histoire en même temps qu’on apprend à la connaître. Un écrin
d’émotions pour une ode à la vie.
Mon avis :
Je remercie les éditions Persée et Livraddict pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.
Si je devais résumer ce livre en quelques mots, je dirais que c'est l'histoire d'une retrouvaille, virtuelle. Car c'est en vagabondant sur Facebook et en passant de profil en profil que Frida trouve le profil de Clark, un garçon qu'elle a aimé, aujourd'hui devenu homme, marié et père de famille.
S'ensuit alors une lettre ouverte, de Frida à Clark, de tout ce qu'elle n'a pu lui dire. Ses souvenirs sont intacts, elle va jusqu'à se rappeler de minuscules détails concernant son ami, comme des habitudes ou des regards. Ce qui est d'autant plus dramatique car les sentiments n'étaient pas partagés, Clark la voyant comme une grande amie, lui préférant sa femme, Inès.
Au travers de ses mots, Frida nous livre un récit plein de sentiments, d'abord de l'amour bien entendu, mais surtout de l'amitié, cette amitié qui est justement à la base de cette relation. La plume de l'autrice n'est pas désagréable, même si j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs, notamment dans certaines descriptions.
Et ce livre nous permet de nous demander, à l'instar de Frida : "Qu'est-ce que l'amour, au fond ?" Bon, ne me regardez pas, je n'ai pas la réponse. De toute façon, je ne pense pas qu'il y en ait une seule, mais une par personne, chacun ayant sa propre interprétation de ce sentiment.
Une lettre ouverte qui permet au lecteur de découvrir un personnage qu'il ne connait pas, via son passé et sa relation avec la narratrice. Ce n'était pas inintéressant, mais j'ai préféré l'échange qui survient aux deux tiers du récit, une fois que la lettre a été envoyée. Il y a un échange sincère avec un nouveau personnage, que je ne dévoilerai pas. Comme une pierre que l'on jette est une lecture agréable, à lire emmitouflé dans son plaid dans une atmosphère cocooning.
Autrice : Cindy Van Wilder Editeur : Scrineo Parution : 14 septembre 2017 Pages : 377
Résumé :
Max et Olivia n’ont pas grand-chose en commun. Max, solitaire et
complexé, peine à s’intégrer dans son nouveau lycée. Olivia, sociable et
hyperactive, vient d’être recrutée par la très populaire chaîne YouTube
« Les Trois Grâces » et s’investit dans le milieu associatif. Ils n’ont
rien en commun, si ce n’est qu’ils sont en surpoids, et que le monde le
leur fait bien payer. Lorsqu’ils se rencontrent, ils se comprennent
instantanément. Et décident de réagir – chacun à sa manière. L’habit ne
fait pas le moine, dit-on… Ni Max ni Olivia ne s’attend aux défis qu’ils
vont rencontrer. Et si l’aiguille de la balance n’était pas le seul
challenge ? Et s’il était possible de décrocher la lune, même après être
tombé à terre… ?
Mon avis :
Un livre que j'attendais avec une grande impatience. Le synopsis m'a parlé, je savais que je me retrouverais quelque part dans cette histoire, et connaissant Cindy, je savais qu'elle ne me décevrais pas.
L'histoire d'Olivia et de Max, surnommé "Bouboule", ne peut pas laisser indifférent. Nos deux héros font partie de ces gens qui sont toujours critiqués en raison de leur poids, de leur différence, ils sont mis au rebut, on les regarde soit avec pitié, soit avec cet éclair de méchanceté caractéristique, et c'est un regrettable reflet de notre société.
Et ils ont chacun leur lot de problèmes : Max débarque en Belgique suite au divorce de ses parents et au déménagement de sa mère qui veut retrouver ses racines, et Olivia qui a perdu ses parents assez jeune et vit chez son oncle et sa femme. Max est gros et gay et ne se sent pas bien dans sa peau. Olivia assume davantage ses rondeurs et s'est même ouvert un compte Instagram sous le nom de Curvy Grace, et reçoit une offre incroyable : rejoindre la chaine Youtube "Les Trois Grâces". Une offre qui va lui attirer les foudres de trolls et autres cyber-harceleurs...
L'une des forces de ce livre se trouve dans la justesse de la plume de Cindy. A travers ses personnages, elle nous livre des situations qui sont vécues au quotidien par des milliers de gens, et je dois avouer que je me suis reconnu dans certaines de ces situations, ce qui a donné davantage d'impact à ce livre. Les moqueries, le harcèlement, les insultes, que ce soit "en vrai" ou virtuellement, ça laisse toujours des traces. Et ce roman nous montre qu'il faut garder la tête haute et ne pas laisser gagner cette haine, qu'il faut faire front et que nous ne sommes jamais seuls. Cindy nous redonne du courage, de la force. Elle nous délivre un message, qui dit que nous sommes comme nous sommes et que personne n'a le droit de nous juger sur ce que nous sommes.La lune est à nous déborde de justesse et de cette volonté de montrer que nous avons tous notre place sur Terre et que personne n'a le droit de nous dire le contraire !
Cindy aborde également le sujet du body shaming, notamment avec cet effroyable jeu Find your match qui consiste à laisser une intelligence (hum) artificielle donner un score à la beauté des candidats, le genre de concept qui me hérisse le poil. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la résolution, mais chuuut. L'autrice revient également sur les droits LGBT et les difficultés d'un coming out, entre autres. Des sujets qui sont toujours d'actualité, et qui encore une fois parleront à beaucoup de lectrices et de lecteurs.
La lune est à nous, c'est un livre qui à la fois nous fait l'effet coup de poing tant son histoire peut nous chambouler, mais c'est aussi un livre qui a un effet câlin, qui nous réconforte, nous les gens qui ont déjà été fissurés voire brisés par la haine gratuite. C'est un livre que je considère comme essentiel, car sa lecture ne peut que faire du bien. Je sais que ce genre de livre m'aurait beaucoup aidé à l'adolescence. Maintenant, il est là et il faut qu'il soit lu et qu'on en parle. Cindy, tu es une autrice en or, merci !!
Et c'est évidemment un coup de coeur, mais en doutiez-vous ?
Salutations les pandas de tous poils ! C'est jeudi, ce n'est pas spaghettis mais le jour du Throwback Thursday livresque lancé par la fantastique BettieRose ! Le concept est de parler de lectures passées, sur un thème donné. Aujourd'hui, je vous parlerai d'une lecture dont le genre ne figure pas parmi mes favoris mais que j'ai tout de même aimé.
Ma réponse immédiate, c'est la série Queen Betsy, que j'ai découverte il y a au moins cinq ans maintenant. Queen Betsy, c'est de la Bit-Lit, un genre qui parlera de vampires. Autant vous dire qu'à l'époque, moi et les vampires, ça ne collait pas, principalement à cause des films Twilight qui ont surpopularisé le genre. On en voyait partout, c'était une véritable surdose, et je n'ai pas vraiment accroché aux films que j'ai vus, le premier et le dernier. Je n'ai pas d'avis sur les romans car je ne les ai pas encore lus, donc je ne dirai rien dessus.
Je me baladais donc dans les rayons de la Fnac avec une amie, qui me montre alors le premier tome de Queen Betsy et m'en parle tellement en bien que je finis par l'acheter, me disant "on verra bien".
Je l'ai dé-vo-ré.
Voici le synopsis du premier tome, pour vous faire une idée :
Mourir, ça fait réfléchir ... Par exemple,
cette semaine, j'ai perdu mon boulot, je suis morte dans un accident, et
quand je me suis réveillée à la morgue, j'étais devenue vampire. Bon,
il y a des côtés positifs : je suis désormais super forte et les hommes
semblent bien plus sensibles à mon charme de suceuse de sang. Il faut
juste que je m'habitue à mon nouveau régime liquide.... Aucun problème.
Mes amis du monde de la nuit disent que je suis une sorte de reine
annoncée par une prophétie ridicule. Ils ont besoin de moi pour
renverser un vampire assoiffé de pouvoirs, au look trop ringard ! Le
cadet de mes soucis ! Sauf qu'ils ont des moyens de pression efficaces,
comme la nouvelle collection Manolo Blahnik ; une fille qui se respecte
ne peut pas dire non ...
C'est bien simple, ce livre m'a fait rire aux éclats, il m'a fait rencontrer une héroïne atypique, parfois agaçante mais souvent adorable et sympathique malgré ses nombreux défauts. Les bases de son univers sont posées dès ce premier livre et s'étendent, se développent avec les suites qui ne manquent pas de rebondissements. Chaque tome m'a donné le sourire aux lèvres, c'était toujours une joie de me replonger dans ce drôle de monde peuplé de fantômes, de loups-garous ou encore de Satan elle-même !
Queen Betsy a réussi à me réconcilier avec les vampires et à casser l'image que je m'étais faite de cet univers dans la littérature moderne. La série s'est terminée au quinzième tome il y a quelques mois, mais je ne regrette aucunement de m'être embarqué dans cette aventure.